‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 118 sur 553 · Politique, V · texte numérisé non relu

Politique, V

3. Cnmmo l'affliiiic M. Kahrsledt, p. .'583. Malgré dos conditions beaucoup moins favoialtlcs (|uc par le passé, le coinmorcc* iiiarilinio des Garlhaginois resta iuiportanl entre la seconde et la troisième guerre punicjue : voir Appien, Lib.. 07, et infra, p. 108.

5. Si [JtirpK! n'avait pas (ui une marine marchande, il eut été superflu de lui assurer, par um^ mention (expresse, l(> bénélice des accords conclus entre Home ctCurlhuge dans leur second traité : Polybe, 111, 24, 3.

commerce:. iii

Gadès, point de départ des navigations le long des cotes do l'Océan'. Mais ils avaient sans doute peine à soutenir la concurrence de ceux de Carthage, qui disposaient de [)lus de ressources, de plus d'inlluence personnelle, et qui entraient plus facilement en rapports avec les négociants étrangers-. 11 esta croire que la plupart des colonies puniques étaient, non des ports d'attache pour des flottes autonomes, mais des entrepôts oïl les vaisseaux de la capitale venaient se décharger et se recharger. Les navires de commerce étaient beaucoup plus larges que les galères dont on se servait pour le combat ^ Le terme phénicien qui les désignait, gaul, signifiait rond''. Ils pouvaient atteindre d'assez grandes dimensions, comme ces vaisseaux de Tarshish, mentionnés par la Bible, qui transportaient les minerais espagnols en Orient, mais qui étaient aussi employés dans d'autres traversées ^. La marine marchande de Carthage, bâtiments, commandants et équipages, devait valoir sa marine de guerre, si renommée". Elle faisait surtout usage do la voile \ maison avait soin de se munir de rames, pour ne pas être désemparé en cas d'accident, ou immobilisé par les calmes plats. La navigation, d'abord attachée, autant que possible, aux côtes *, devint ensuite plus hardie et coupa droit, en se guidant sur l'étoile polaire'-'. Cependant, sauf nécessité urgente.

1. Sur les marins de Gadès, voir Diodoro, V, 20, 3, d'apri-s Timi-o; Pseudo- .\risUilo, l>f miiab. auscuUnlionibus, 136, probablement aussi d'ajjrès Tiniée (m.iis il s'af^it de vaisseaux de pèriic). Plusieurs passaj;es do Strubon (II, 3, i; 111, 4, 3; m, .">. Il), qui mentionnent des navires marchands de Gadès, se rapportent à des temps postérieurs à la domination carlbaj^inoise.

2. Depuis le IV" siècle, toutes les colonies phéniciennes d'Oicidont, sauf celles de Sicile, étaient probablement fermées aux commerçants grecs et italiens, qui avaient libre accès à Carthage.

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