‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 121 sur 553 · T. Il, p · texte numérisé non relu

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Les conquêtes que Carthage fit aux vi*-v* siècles en Sardaigne, en Sicile, en Afrique, au lu^ siècle en Espagne, furent évidemment très utiles à ses marchands, de même que la création de colonies le long des rivasres de la Méditerranée et de l'Océan, et la mainmise sur les vieilles colonies phéniciennes. Chefs-lieux de provinces et de districts, ou places de sûreté dans des pays non soumis, ces villes servaient de centres d'échanges entre le littoral et l'intérieur des terres. Des expéditions officielles dans des parages lointains, comme celles d'Hannon et d'Himilcon\ étaient destinées à connaître les ressources des pays explorés et à nouer des relations avec les indigènes ^ Des actes diplomatiques, conclus après des guerres ou de gré à gré, fixaient les conditions, et aussi les limitations du commerce entre Carthage et d'autres Etats civilisés. Nous ne savons rien sur les contrats qu'elle passa certainement avec les principales villes grecques de l'Occident, Agrigente, Syracuse, Marseille, Cyrène. Mais Aristote nous apprend ^ que les Carthaginois et les Etrusques étaient unis, non seulement par des traités d'alliance politique, mais encore par des pactes relatifs aux importations et des conventions qui les empêchaient de se faire du tort. Grâce à Polybe*, nous avons des renseignements précis sur deux traités de commerce qui furent conclus avec Rome avant l'expédition de Pyrrhus en Italie. Le premier remontait, selon l'historien, à la fin du vi" siècle; quant au second, il datait probablement du milieu du iv'^ siècle. Le traité qui intervint en 279-278, au temps de Pyrrhus, confirma, dit Polybe, les stipulations antérieures; peut-être s'agitil, non pas des clauses du second traité, mais de celles d'une ou|de deux conventions qui les auraient complétées, pour les

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