‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 122 sur 553 · III, 22 et suiv · texte numérisé non relu

III, 22 et suiv

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mettre d'accord avec les progrès de la domination romaine on Italie'.

(larthago vonlut surtout se réserver en Occident l'exploitation exclusive d'un vaste domaine commercial. Il fallait qu'elle fût maîtresse des marchés chez des peuples incapables rie fal)ri(|uer eux-mêmes les objets dont ils avaient besoin et d'exporter les matières premières que produisaient leurs ])ays. Ainsi, ses Iralicjuants [)ouvaient tixer à leur convenance les conditions de vente et d'achat; ils n'avaient pas à craindre de remporter leur cargaison ou de revenir à vide. Intermédiaires nécessaires entre les contrées dont ils disposaient et les Grecs, les Italiens, l'Orient, ils se faisaient largement payer leur courtage. .

Pour établir, maintenir, étendre ces monopoles, les Carthaginois eurent des combats à livrer, des concessions à faire sur d'autres domaines. Ce fut au iv* siècle que leur politique, servie par une forte marine de guerre, acheva l'œuvre commencée longtemps auparavant : leurs rivaux furent désormais évincés de presque toutes les côtes où eux-mêmes avaient des établissements, par conséquent exclus des contrées auxquelles ces côtes donnaient accès.

Les Latins qualifiaient de Tijria maria les mers où la fille de Tyr dominait et rendait la navigation dangereuse pour tous-. Une de ces mers était l'Océan, au Nord-Ouest et au Sud-Ouest des Colonnes d'Hercule. Au vu' et au vi* siècle, des Grecs d'Asie Mineure avaient eu des relations régulières avec le royaume de Tartessos, dont la capitale s'élevait près de l'embouchure du Guadalquivir^ Plus tard, il leur fut interdit de franchir le détroit : vers l'année 4()9, Pindare* écrivait

1. Pour le nombre ol la «Idtf île ces traités conclus avec Rome, voir t. 111, p. (j' et siiiv.

2. Festus, s. V. Tyria maria (édit. Liiidsay, |). 484), citant Afrauius.

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