Polybe, m
8. Le môme, III, 24, 11. Furlwangler {Die antilcen Geintnen, HT, p. 171) <'onslate qu'on n'a [)hs découvert do scarabées étrusques en Sardaigne; il en conclut que Carlliage avait fermé l'île au commerce étrusque.
ne savons pas à partir de quelle époque la même interdiction fut appliquée aux (iiecs. dont l'industrie est très pauvrement représentée dans les nécropoles sardes*. Au temps d'Eratosthrne, tout navire étranger qui s'approchait de l'île risquait d'être coulé '^.
Kn Kspagne. le second traité assigne pour limite au commerce romain le port de Mastia', qui se trouvait près du cap de Palos, probablement là où Carthagène fut fondée au iii" siècle*. Il y a lieu de croire que les marchands grecs n'étaient pas autorisés à s'avancer plus loin : nous savons qu'une colonie fondée par les Phocéens près de Malaga^ Mœnacé, fut détruite*.
Les Carthaginois durent également s'assurer le monopole du commerce dans l'île d'Ibiça, où ils s'étaient établis au vu* siècle '; peut-être aussi aux Baléares, où ils entretenaient des relations avec les indigènes, dont beaucoup allaient servir dans leurs armées*.
On ne saurait dire s'ils agirent de même à Malte, à Gozzo et à Pantelleria. Ces îles étaient des escales entre l'Orient ou la Sicile et Carthage : il n'était guère possible d'en défendre l'accès à ceux qui se rendaient dans le port africain', mais il
1. Ou a pourtant trouva à Tharrns les épitaphes ^rpc(iu('s de deu.x Marseillais (Inscr. (iruecac, XIV. CiOtt-CilO), i(ui semblent être antérieures à la perle de la SardaifçiKï par les Carthaginois. Je ne sais comment ces deux personnages sont venus mourir en Sardaigne. Je ne serais pas disposé à croire, avec M. Pais (Ricerche sloriche e geofirajîchc suW Italia antica, p. .")7.">). (juo NsdrTro/.tc. lieu mentionné par Ptolémée (III, :\. 2) près de Tharros, ait été un comptoir marseillais, autorisé par Carthage. Ce nom est vraisemlilabicment la traduction grectjue d'un terme piinicpie : (.(mr. t. II, p. IJ(>.