‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 131 sur 553 · Avec M. Kahrstedl, dans Klio, XII, l'.H2, p · texte numérisé non relu

Avec M. Kahrstedl, dans Klio, XII, l'.H2, p

Promontoire'. Nous croyons aussi qu'en mentionnant la conclusion, entre les Carthaginois et les Etrusques, de pactes « relatifs aux importations », Aristote- a voulu parler d'importations faites de part et d'autre : soit pai- dos vaisseaux étrusques à Cartilage, soit par des vaisseaux puniques dans certains ports de i'Élrurie.

Au V' siècle, Hérodote paraît avoir rencontré des Carthaj^inois dans des ports grecs \ Il y en avait à Syracuse et dans d'autres villes de la Sicile au début du iv' siècle^; à Hhégion, quand éclata la première guerre contre Home ^ On retrouve leur trace dans divers lieux de la Grèce propre*.

Aux peuples qui gardaient vis-à-vis d'elle leur indépendance, Carthage ne pouvait pas imposer sa politique commerciale par la violence ou la menace; elle n'aurait pas obtenu d'eux le respect de ses monopoles et le libre accès de leurs ports, si elle ne leur avait rien accordé. Elle dut donc s'engager à ne point faire de conquêtes, à ne pas fonder de colonies dans les contrées dont ils étaient les maîtres, ou qu'ils entendaient se réserver. Les deux premiers traités avec les Romains lui interdirent de construire des forts dans le pays des Latins, d'y occuper aucune ville'. Elle laissa la Corse à la disposition des Etrusques* et y renonça peut-être à tout commerce. Elle reconnut les droits des Grecs de la Cyrénaïque au delà des

1. Oo a fait remarquer (Kahrsledt, /. c, p. 468, 470) que rien ii'aUeslc des imporliitious puniques dans le Laliurn après ce traité. Mais nous n'avons pas non plus de preuves archéologi(|ues d'un commerce carthafçinois avec Home après le second traité, qui ouvrit expressément Home à ce commerce.

2. Politique, 111, 5, 10-11 : Tvv6r,/.a'. Tr^pl tiiiv elTaYioysiituv. Aristote qualillo d'éctianfîcs les rapports commerciaux dos deux peuples : -rà; àX^ayàc xal ttiv •/pr,T'.v TT,v Ttpo; a>.Xr,Aou;.

3. IV, i'i, l'J5, IDO; VII, 107. Il est vrai que ces renseignements d'origine carthaginoise. Hérodote a pu les tenir de Grecs qui seraieat allés à Garthage. Conf. Gsell, Hérodote, p. G.>-tt7.

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