‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 132 sur 553 · Pnlybe. III. 22, 12-13; 24, .">. Conf. t. I. p · texte numérisé non relu

Pnlybe. III. 22, 12-13; 24, .">. Conf. t. I. p

Autels de Philène*, sans doute aussi ceux de Marseille sur les côtes de la Gaule et du Nord-Est de l'Espagne.

Elle ouvrit à tous son port marchand*. Le premier traité avec Rome ne l'indique pas expressément, mais, si les Romains pouvaient trafiquer au Sud [et non, comme Polybe le comprend, à l'Ouest] du Beau Promontoire, il s'ensuit qu'ils avaient libre accès dans la grande ville africaine^. Une des clauses de ce traité était donc, croyons-nous, applicable à Carthage* : « Les Romains qui viendront pour le négoce ne feront aucune affaire sans l'assistance d'un héraut ou d'un greffier. Tout ce qui se vendra en présence de ceux-ci, le prix en sera dû au vendeur, sous la garantie publique, que la vente ait lieu en Libye ou en Sardaigne. » Mesure favorable aux étrangers, qui, isolés et ignorants des usages locaux, étaient plus exposés à subir des actes arbitraires, des abus de confiance, que capables d'en commettre. Si le second traité ferme aux marchands romains la Sardaigne et le reste de la Libye, il leur octroie à Carthage un statut plus avantageux encore que le précédent : ils pourront s'y livrer à toutes les opérations de commerce qui sont permises aux citoyens ^ La capitale fut certainement ouverte, dans les mêmes conditions, aux Grecs et aux Etrusques : parmi les nombreux étrangers qui y étaient établis ^ beaucoup devaient être des négociants.

Dans la partie de la Sicile qui dépendait de l'Etat punique,

2. Qui était peut-être entouré d'un mur, pourvu de passages où se seraient laites les 0|iérations de douane (voir t. II, p. G5, n. 4). Les marchandises importées n'auraient payé de droits que quand elles seraient entrées dans la ville, après avoir été vendues sur les quais. Celles que l'on réexpédiait dans d'autres ports, où les étrangers n'avaient pas accès, auraient transité en franchise par le port de Carthage et n'auraient été soumises aux droits qu'en arrivant à leur nouvelle destination.

3. C'est, du reste, ce qu'admet Polybe (III, 23. 4), malgré la manière dont il intcrpréli- le passage relatif au Beau Promontoire.

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