Husl
0. On eu faisait usage en Palestine. Saint Jérôme, Comm. in hniam, I.K. 2S (.Migne, Pair, lai., XXIV. p. 320) : « rôtis plauslrorum..., quae in serrarum simililudineiii ferreae cinumaguntur et Iraliuntur super demessas segeles ».
7. Olck, dans la Kral-Kncyclop&die de Pauly-Wissowa. V, p. 1701. C'est le nôrag, dépiquoir usité en Kgyple.
8. llamy, C r. Aaid. Inscr., 1900, p. 22-20; le même, Asaoc. franc, pour L'avancement des sciences, Paris, 1900, 1, p. Oj. Cette machine sert au dépiquage de l'orge.
Trois rangées de roulettes dentées y sont disposées en quinconce et maintenues dans un cadre de bois, châssis surmonté d'un siège mobile, sur lequel le cocher prend place; les bêtes sont attachées à un anneau de fer, fixé au milieu de la traverse antérieure du cadre. Une autre machine à dépiquer, le tribulum ou la Iribula des Latins, est également usitée en Orient depuis une haute antiquité', signalée en Afrique sous le Bas-Empire ^ employée de nos jours en Tunisie % où elle n'était sans doute pas inconnue dès l'époque punique. C'est un plateau, dont le dessous est hérissé de lamelles de fer ou d'éclats de silex; il porte soit le cocher, soit un gros poids; deux bêtes attelées le traînent\ Enfin le procédé primitif qui consiste à faire fouler la récolte par des animaux, bœufs, chevaux, mulets, n'était certainement pas abandonné : il se pratiquait sous l'Empire romain^; il se pratique encore aujourd'hui*^.
Les grains étaient, pour une bonne part\ enfermés dans des magasins, afin de constituer des réserves, nécessaires dans un pays où les récoltes peuvent manquer, par suite de la sécheresse, où elles sont, en tout cas, fort inégales. On établissait souvent ces magasins au-dessous du sol. Un siècle après la chute de Carthage, l'auteur du Bellum Africum constate" que « c'est en Afrique un usage des habitants d'avoir, dans les champs et dans presque toutes les fermes, des souterrains "pour y cacher les céréales'"». Indication que Pline confirme ". Les