‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 151 sur 553 · Voir Gseil, Uerodolr, p · texte numérisé non relu

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et de Tacapas. sur la petite Syrte, des pistes, se dirigeant au Sud-Ouest ou au Sud, aient conver^j^»'' vers Ghadamôs, (|ui dut être de bonne iieure un des carrefours du Sahara'. Du Fezzan au Bornou, le trajet est assez facile par les oasis de Kaouar et Agadem. De (ihadamès, on va au Soudan par Ghat et A|^adès, ou, plus à l'Ouest, par le Touat.

Au r"" siècle de notre ère, les Garanuintes étendaient leur domination sur une région soudanaise, où ils conduisirent des Homains'. Il est permis de supposer (jue leurs relations avec l'Afrique centrale dataient de plus loin et qu'ils servaient d'intermédiaires au commerce punique ^ Des Carthaginois ne craignaient pas d'accompagner les caravanes. Un certain Magon aurait franchi trois fois le désert. On ajoute, il est vrai, un détail qui est de nature à nous mettre en déliance : Magon aurait fait ces voyages en vivant d'aliments secs et sans boire*. La traversée du Sahara était déjà fort dure; mais elle l'était moins qu'aujourd'hui, car les eaux se dérobaient moins sous les sables ^ Les convois devaient être formés de bœufs, d'ânes, de chevaux : l'usage des chameaux ne se répandit que plus tard, vers le m" siècle après J.-G. ®.

Sur le commerce qu'ils faisaient avec l'intérieur de l'Afrique, les Carthaginois n'avaient sans doute pas renseigné les Grecs. Nous savons seulement que des escarboucles, recueillies dans le pays des Garamantes, étaient apportées à Carthage^.

1. Nous avons fait remarquer (t. II. p. 123) que l'existence de Sabratha ne se justifie puèn- autrement : c'est le lieu du littoral d'où l'on atteint le plus aisément (iliad.iinis (Pline, V, 'iô : • Cydamum e rej^ioue Sabralae •).

2. (isell. Essai sur le règne de l'empereur nomitien, p. 230-7. Le môme, Hérodote, p. 131.

3. Les Nasainons, peuplade du littoral de la grande Syrte, ont peut-être aussi joué un rùle dans ce tradc. Ils voyageaieni. à travers le désert : voir Hérodote, IL 32; IV. 172 et 182; conf. Gsell, Hérodote, p. 202, 203 et suiv.

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