Ibid., p. (i(t
7. .Strahon, .WII, 3. 19; Pline, .\XXVII, il2; conf. Gsell, Hérodote, p. l.')3. On les appelait pierres carthaginoises : voir supra, p. 137.
Les Garamantes, dit Hérodote ^ allaient, sur des chars attelés de quatre chevaux, donner la chasse à des Ethiopiens qui habitaient des cavernes : peut-être dans le Tibesti, au Sud du Fezzan^ Conduisaient-ils ces malheureux aux ports des Syrtes, pour les vendre comme esclaves? Amenaient-ils du Soudan d'autres nègres, destinés au même sort? C'est ce que nous ignorons ^ Il y avait certainement des nègres à Carthage* et il est vraisemblable que le commerce punique en vendait aux Grecs et aux Italiens ^ Mais ils pouvaient venir de moins loin, de la lisière méridionale de la Berbérie, où des « Ethiopiens » vivaient dans l'antiquité". Rien ne prouve que les Carthaginois en aient tiré beaucoup du cœur de l'Afrique : par la piraterie, la guerre et la traite, les pays méditerranéens alimentaient largement les marchés d'esclaves.
Du Sahara, on apportait évidemment des dattes, mais il n'y avait pas là matière à un fort trafic, car, dans chaque oasis, une bonne partie de la récolte devait être réservée à l'alimentation des habitants''. Du Soudan, pouvaient venir de l'ivoire, des peaux de bêtes sauvages, des plumes d'autruches ^ Il ne faut pas oublier, cependant, que, la Berbérie fournissait ces produits en abondance. Une autre marchandise, la plus recherchée de toutes, cheminait peut-être à travers les pays mystérieux de l'Afrique tropicale et les immensités du désert, pour atteindre les Emporia des Syrtes : l'or du Haut-Niger, de la Falémé et (le la Haute-Guinée.