Voir t. I, p. 302, n. 2, et m/ra, p
:;. Pourtant ils étaient peut-être moins nombreux que ceux qui parvenaient aux pays méditerranéens en passant par l'Egypte. G. T. I, p- 293 et suiv.
7. Les Nasamons se rendaient tous les ans, des bords de la grande Syrie, à l'oasis d'Augila, pour la récolte des dattes (Hérodote, IV, 172 et 182; (Isell, llérodolc, p. 12")). On ne dit pas qu'ils en aient fait le commerce.
8. Conf. plus loin (p. 141-2), pour l'ivoire et les peaux que des Phéniciens exportaient de la cote saharienne, en face de Cerné,
COMMKUCK. rn
LesCarthaginois se procuraient par ailleurs le précieux métal et ils avaient l)ien voulu en faire conlidence à Hérodote, ou à quel(jue autre (jrec, dont Hérodote serait l'écho'. Des {^ens entreprenants se rendaient par mer à un pays de la Libye, en dehors des Colonnes d'Hercule. Ils y déposaient sur le rivaj^e des marchandises et prenaient en échanj^e de l'or, ap{)orté j)ar des indigènes; l'affaire était conclue sans qu'on se parlât, sans même qu'on se vît de près. L'historien n'indique pas oîi était ce pays. Comme nous l'avons déjà fait observer-, il n'est pas nécessaire d'admettre que les marchands carthajrinois se soient avancés jusqu'à la côte de Séné^'ambie, même si l'or provenait du Soudan : ceux <jui le leur vendaient auraient pu le trans- [lorter, à travers le Sahara occidental, dans des paraf:;'es situés bien plus au Nord; au reste, cet or [)ouvait être recueilli dans le Sud du Maroc '.
La dernière des colonies fondées par ilannon sur. le littoral africain de l'Océan fut établie dans l'île de Cerné, (jui se trouvait, croyons-nous, entre les caps .Juliy et Bojador, en face des Canaries*. Vers le milieu dû iv' siècle, certainement après l'expédition d'Hannon, le Péri[)le de Scylax^ doime des détails intéressants sur le commerce fait par les Phéniciens avec les Kthiojdens qui habitaient une jurande ville, tout près de là, en terre ferme. Il s'y tenait, semble-t-il, une foire à date fixe. Arrivés à Cerné, les Phéniciens jettent l'ancre et dressent des tentes dans l'île*. Après avoir déchargé leurs vaisseaux, ils se servent de barques pour se rendre, avec leurs marchandises, à la ville des indigènes. On procède alors aux échanges. I^es trafiquants emportent des peaux de cerfs (c'est-à-dire d'antilopes?),