‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 160 sur 553 · Qui, somme toute, me parait la plus vraisemblable · texte numérisé non relu

Qui, somme toute, me parait la plus vraisemblable

<). Ou a trouvi- aus>i des buccheri à .Mé-jara llvlthea et à Sélinonte : voir Orsi, Mon. dei Linrri, XVII, p. 2."(3. 254. On en a recueilli des frufrments à Marseille : Vasseur, Annales du musée d'histoire naturelle de Marseille, XIII. I'.)I4, p. lll-'.)5, pi. XIII. llg. 10-lH.

7. A Syracuse (comme du reste en Klrurie), (tes buoclicri sont mêlés à de petits vnses corinthiens ideuticiuus a ceux qui accompagnent les buccheri des sépultures carthaginoises.

Plus tard, vers la fin du vi* siècle, quelques tombes étrusques de Tarquinies (Cornéto) contiennent des scarabées en pierre fine, de style égyptisant, ressemblant à ceux que l'on retrouve à Carthage, en Sardaigne, et aussi en Phénicie*. Il se peut que ce soient des produits puniques : les Carthaginois étaient, depuis une trentaine d'années, les alliés des Étrusques ^

C'est à la même époque que se place, selon l'indication de Polybe, le premier traité de commerce entre Carthage et Rome, traité suivi d'autres accords. On sait que des conventions semblables lièrent les Étrusques et Carthage. Il n'est donc pas douteux qu'un trafic important ait existé entre elle et l'Italie pendant plusieurs siècles : relations attestées par la présence d'Italiens à Carthage ^ de Carthaginois à Rome*, et par des échanges de monnaies ^

D'autres témoignages peuvent être invoqués. Les Romains ont pris directement à la langue phénicienne, sans passer par l'intermédiaire des Grecs, les noms par lesquels ils ont désigné Carthage, Karthago^, Tyr et les Tyriens, Sarra, Sarrani, Serrani,

1. Furtwângler, Die antiken Gcmmcn, III, p. 171 et 445. Kahrstedt, Klio, XII, p. 463.

3. Voir infra, p. 176. Pendant la révolte des mercenaires, des marchands italiens trafiquèrent avec les rebelles, puis avec les Carthaginois : Polybe, I, 83, 7 et 10; conf. ici, t. III, p. 117 et 118.

4. Supra, p. 122. — Près de Gcrvétri, où s'éleva la grande ville étrusque de Caeré, il y avait sur le littoral un lieu appelé Puniciim par la Table de Peutinger (conf. Géographe de Ravenne, lY, 32, et V. 2, p. 267 et 334. édit. Pinder et Parthey). On a supposé que c'était un ancien comptoir punique. Mais Nissen {Itnlische Landeskunde, II, p. 436) y voit, avec beaucoup plus de vraisemblance, le nom d'une auberge, dont l'enseigne aurait été une grenade {malum Punicum).

5. Outre des trouvailles isolées de monnaies puniques en Italie et italiennes en Afrique, on peut citer un trésor trouvé dans une des lies Gani, à 23 kilomètres au Nord-Est de Bizerte; il comjjronail 18 monnaies d'argent de Carthage et 132 deniers romains, frappés de 268 à 164 avant J.-C. : Merlin, Bull, archèol. du Comité, 1916, p. cciv et suiv.; un autre trésor de plusieurs centaines de monnaies puniques d'argent, mêlées à des monnaies des Brultiens, trouvé à Tiriolo. dans Irt province de Catanzaro : Gabriel, Not. degli scavi, 1898, p. 174-6. Il est vrai que ce trésor pourrait avoir été constitué à l'époque où llannibal était maître du Bruttium : les monnaies carthaginoises n'auraient pas été introduites en Italie par le commerce.

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