Conf. t. I, p
probablement aussi rti([ue. ftika, ot les Afri, indicielles du territoire punique ' : en i?rer, on disait Kv.oyy,o(i)v, Tjoo; etTuptoi, 'hJxr., A'iÇ'js^-. Ils ont emprunté aux (Carthaginois quelques procédés de menuiserie et de maçonnerie ^ quelques recettes culinaires*, la forme d'un vêtement ^ C'est bien peu, il faut l'avouer, en comparaiscm de l'inlluence exercée dans l'Italie centrale par l'hellénisme ^ Il n'est nullement prouvé que des poids et mesures d'origine orientale, adoptés dans la péninsule, valent été introduits par des Carthaginois'. Les étymologics [»héniciennes proposées pour certains mots latins sont ou fausses, ou très contestables'; pour quelques autres, qui sont fondées, la transmission s'est faite par l'intermédiaire du grec'*; seul le mot tunica parait être un emprunt direct'".
Le mobilier des sépultures italiennes du v* siècle et des siècles suivants ne nous a[)j)rend rien sur les produits apportés par les marchand.; carthaginois, ou exportés de Carthage par les Italiens. Les poteries grossières et autres objets communs qui remplissent les tombes puniques n'avaient évidemment pas de clientèle chez les peuj)les de la péninsule, largement approvi-
1. Couf. l. II, p. 99. L'hypothèse qui donno ù ce nom une étymologie grecque ne me paraît pas admissible : voir infra, p. 257, n. (i.
2. Mommsen, Histoire romaine, irad. Alexandre, I, p. 198. Heihig, .)féinoires de l'Acad. des Inscriptions, XXXV. 2" partie (189(j), p. 3()4. Pour Poenus, Poenicus et Punicus, Poenicius, il y a eu emprunt au grec (4>oivt; et dérivés).