Voir supra, p. 56; infra, p. 195, 196. *. Supra, p
:>. Infra, p. 1.50, n. 2.
0. .M. Assmann {Arrh'ïot. Anzcigrr, 1914, p. 82-80) relève, sur des miroirs étrusques, di's noms (|u'il croil d'oriiçine sémiliquc, et il veut y voir une preuve des relations qui existèrent entre les Htruscjurs et les Carthaginois. Mais ses explications me semblent bien sujettes ii caution.
7. Hypothèses aventureuses présentées à ce sujet par Nissen, dans le llandbuch der Massischc.n Allerlums-Wissensrhaft d'I.von .Millier, I, 2° édit., p. 882-3.
8. Ferrum, asinus, ebur, ficus, monda. Sur celle question, voir surtout W. Muss- Arnoll, Sfmilic words in Grefk <md iMtin, dans Transactions of Ihe Americnn philological Association, X.Xlll, 1892, p. 35 et suiv.
9. Saccus, cadus. Voir A. .Mi-illet, Aperçu d'une histoire de la langue grecque (Paris. 19J3), p. .52.
10. .Muss-Arnr)ldt, /. c, p. 77. A. Walde, l.ateinisrhes elynwlogisches Wiirterbuch, 2' édit., ». V. Tunica. Pour innppa, voir infra, p. 1.50, n. 2.
sionnés par les industries grecque et indigène '. Des tissus, des vêtements, des cuirs ouvrés recevaient sans doute meilleur accueil ^ De même, des fruits, grenades, figues, des légumes, de la cire et du miel, des salaisons ^ Le commerce de l'ivoire n'est guère douteux*. On peut croire à un trafic d'esclaves, de peaux, de laines, de métaux, surtout d'étain et d'argent; mais nous souhaiterions des preuves ^ Des animaux sauvages, destinés aux spectacles ^ du marbre de Chemtou'' furent peutêtre expédiés à Rome entre la seconde et la troisième guerre punique.
Dans les dernières années de son existence, Carthage reçut des vins campaniens *. Parmi les autres importations d'origine italienne, nous ne connaissons que des objets de style grec, vases en bronze, poteries, fabriqués en Campanie et dans le Sud de la péninsule, soit avant, soit après la conquête de ces pays par Rome. Ils ont été embarqués dans des ports grecs,
1. Pour la meation d'une lanterne punique par Plaute, voir p. 82, n. 4.
2. Poenicum était chez les Romains le nom d'un vêtement, appelé ainsi, dit Varron {De lingua latina, V, 23, 113), parce qu'il avait été introduit par les Carthaginois. Pour l'origine phénicienne du mot tunica, voir p. 140, n. 10. Le mot mappa, nom d'un morceau d'étoffe qui servait à donner le signal des courses au cirque, était d'origine punique, d'après Quintilien, I, 5, 57 : « mappam circo usitatum nomen Poeni sibi vindicant ». Pour les cuirs, supra, p. 105.