Voir inj'ra, p
nombreux marchands puniques fréquentaient encore Tyr et les autres pcirls de la Pliénicie'. Des navires de commerce pliéiiiciens mouillaient devant l'ile de Kerkenna. quand Hannibal y passa en 193-; l'émissaire qu'il envoya dans sa patrie, deux ans plus tard, fut un négociant tyrien, dont la venue n'était pas de nature à éveiller des soupçons \
Aux jut-iniers temps de l'existence de (^artliaj^e, Tyr lui rKirnit évidemment une bonne partie des objets manufacturés dont elle avait besoin, avant qut; le développement de l'industrie dans la colonie ne réduisît les importations de la métropole. Mais il n'est uuère possible, nous l'avons dit*, de distinguer, dans le mobilier des tombeaux puniques anciens, ce qui est carthaginois de ce qui est tyrien, caries ateliers locaux semblent n'avoir eu d'autre souci que de copier servilement les produits de Tyr.
Ce fut sans doute sur des vaisseaux phéniciens que vinrent des ouvrages en bronze et en terre cuite fabriqués, croyonsnous, dans l'île di; Chy[)re\ Un petit cylindre gravé, de travail assyrien ^ un sceau muni d'une vieille inscription hébraïque^ durent passer par Tyr avant de tomber entre des mains carthaginoises. De même, quelques coquilles de la mer Houge et de l'Océan Indien, déposées dans des sépultures de la ville africaine*. De même encore, l'encens et la myrrhe de la lointaine Arabie. Des objets égyptiens furent probablement vendus aux Carthaginois par des courtiers phéniciens : ceux-ci avaient des
1. Tite-Live, XXXIV, 61. i'\. — Dans l'Ile do Chypre, une inscription de I>.iraai<,i (Cilium) mentionne un luuntue de Qarl llndnshl : C. I. S., I, 8G, B, 1. fi (p. "J7). Mais il .s'affil. je crois, de Cilium même, i|ui portail en phénicien le môme nom que Carthafre.