‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 227 sur 553 · CoUignon, Hist. de la sculpt. grecque, II, p · texte numérisé non relu

CoUignon, Hist. de la sculpt. grecque, II, p

5. Voir de Ridder, Rev. des Études grecques, XXVII, l!)l/i, p. 302. Cet autre Boéthos vivait dans la première moitié du u" siècle. Une de ses œuvres originales est au musée Alaoui : Merlin et Poinssot, Monuments Piol, XVII, 1909, p. 42 et suiv., pi. IV.

6. Il est vrai que les Carthaginois adoptaient souvent, hors de chez eux, des noms grecs : voir supra, p. 112. Mais liôrfioç ne paraît i)as être l'équivalent d'un nom punique. L'homme qui, habitant Carthage, appela ainsi son fils, n'était sans doute |ias un Carthaginois : on peut donc admettre qu"AiroXX6ôwpoi; était son véritable nom.

7. Pour ces sarcophages, voir surtout l'étude de M. Héron de Villcfosse, dans les Monuments Piol, XII, 1905, p. 79-111. En outre, pour les sarcophages à type architectural, Delaltre, G. r. Acad. Inscr., 1904, p. 509 et Jlg.; ibid., 1900, p. 11-12, 15-18 et (Ig. ; Bull, archéol. du Comité, 19()."i. p. 420.

8. Sur un de ces couvercles, on a reproduit les tuiles d'un toit.

deux extrémités et des saillies (acrotères) aux anj^'les et le lonj^ des ^'rands côtés. La cuve est bordée, en haut et en bas, de moulures, rehaussées d'ornements peints, oves et fers de lance, rais de cœur, méandres*. Dans les tympans du couvercle, étaient peints- des motifs qui ne se distini^uent plus j;uère : rinceaux, bustes ailés. ;^'rilîons, Scvlla avec sa ceinture de chiens. Tout cela est j^^ec : la matière, qui est du marbre de Paros ou de quelque autre île de la mer E<?ée. la forme, le décor. Des monuments analoi^ues se sont rencontrés dans des villes grecques, par exemple à Agrigente et à Gela, en face de l'Afrique.

Sur d'autres sarcophages, le mort est tîguré en haut-relief.

Les Phéniciens avaient emprunté à l'Egypte l'usage des caisses funéraires dont la forme se modelait sur celle du corps humain et dont le couvercle montrait l'image, plus ou moins complète, du défunt '. Plusieurs de ces sarcophages dits anthropoïdes, en marbre, en pierre, en terre cuite, ont été retrouvés dans divers lieux de l'Occident. Le plus ancien, exhumé à Solonte, ne parait pas être postérieur au milieu du v" siècle; la morte y est entièrement représentée*. Sur d'autres, de Solonte\ de Gadès®, de Malte ', on n'a sculpté, outre la tête, que les bras ou les pieds.

Il est vraisemblable que les sarcophages à forme humaine

1. Une cuve présente, sur chacune des faces, un droit panneau en reliof, où l'on a point deux rinceaux, nhiu(uniit une l<^le : Héron de Villefosse, /. c, p. 8'J.

2. Les images de Scylla qui ofcupenl les frontons d'un couvercle sont sculptées en lias-relief : C. r. Acad. Inscr., 11)04, p. 5(»î) et ligure.

:{. Voir surtout ilanidy Hey et Th. Heinach, Une nécropole royale à Sidun, p. i4.")-l7S.

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