‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 259 sur 553 · Connue il l'est souvent dans l'Ancien Testament · texte numérisé non relu

Connue il l'est souvent dans l'Ancien Testament

10. L'epigraphie puui<iuc nous fait connaître une trentaine do noms dans la composition di!S(|uels eutre liaal : voir Lidzbarski, llandbuch der nordsem. Epigraphik, p. 239-240.

naissance, recevai^t ces noms. Baal apparaît aussi sans complément dans des dédicaces de basse époque, dont les unes se rapportent certainement, dont les autres semblent se rapporter à Baal Hammon'. En latin, il se traduit par doininus^, qui, aux premiei^s siècles de notre ère, est un titre donné souvent au Saturnus africain, dieu d'origine punique ^ ; parfois même, Dominus est employé seul pour désigner Saturne *.

Ce mot latin peut répondre aussi à 'DN ^ Adôn, « seigneur », titre d'honneur attribué à divers dieux® : à Baal Hammon sur les ex-voto de Carthage, de Gonstantine, de Maktar, de Guelma, etc. \ Il est très rare qu'il figure seul dans les noms théophores^ où il s'applique alors à un dieu particu-

1. Sur des stèles de Gonstantine: par exemple, Rép., I, 320; en géni-ral, le dieu auquel les ex-voto de ce lieu sont dédiés est appelé Baal Hammon. Inscription de Bir bou ReUba : ibid., II, 942 (ce Baal adoré avec Tanit Pené Baal est sans doute Baal Hammon, le compagnon ordinaire de la déesse). Inscription néopunique de Carthage (le nom du dédicant y est écrit en latin) : C. 7. L., VllI, 1008. Dédicaces néopuniques de Dougga (où le culte de Baal Hammon est attesté) et de Ksiba Mraou : Rép., II, 563; I, 303. Autres dédicaces néopuniques trouvées en Tunisie (les lieux précis des découvertes sont inconnus) : Chabot, Journ. asiat., i017, I, p. 147-9, 150, 153, n"' 3-G, 8, 9, 13; ibid., II, p. 32-33, n"" 2 et 3. On peut ajouter une inscription néopunique conservée à Malte, de provenance inconnue : A. Mayr, Die Insel Malta, p. 123 (conf. ibid., p. 102, n. 1). Sur la stèle carthaginoise C. I. S., 212, l'omission i'Hammon après Baal est probablement une négligence du graveur.

2. Saint Augustin, Quaest. in Heplaleuchum, VII, IG : « Baal Punici videntur dicere dominum ». Scrvius {In Aencid., l, 729) dit moins exactement: « lingua Punica Baal deus dicitur »; conf. Isidore de Séville, Etyin., VIII, 11.

3. C. I. L., VIII, 2C70, G353, 8452, 8461, 15094, 15130, etc.

4. Ibid., 8246, 12392, 20969 a, etc. : conf. Toutain, Les cultes païens dans l'Empire romain, l'" partie, III, p. 17.

5. 'DN, au lieu de 'DN, sur des inscriptions de basse époque.

G. Par exemple, à Eshmoun, sur une inscription de Sardaigne : C. I. S., 143; à Baal Shamim, sur une inscription de la môme lie: ibid., 139; à Melijart, sur deux inscriptions de Malte : ibid., 122; à Amon (non Baal Hammon), sur une inscription du début de notre ère, trouvée en Tripolilaine : Rép., Il, 662. De même en Orient : C. I. S., 7, 88, etc. Le titre adôn est donné ([uclquefois, mais évidemment par erreur (au lieu de rabbat), à la déesse Tanit Pené Baal : G. /. S. 401, 402; Carton, Le sanctuaire de Tanit à El-Kénissia, p. 87-88. Au^n" 2685 du C. /. S,, le graveur a mis le mot adôn devant rabbat Tanit, au lieu de le mettre devant Baal Hammon.

7. Avec Baal seul sur des inscriptions de Carthage, do Bir hou Bekba, de Dougga, etc. (conf. supra, à la n. 1). — Dans tous ces textes, adôn précède Baal Hammon ou Baal. Il suit Baal Hammon sur deux inscrii>tious de Malte, qui remontent peut-ôtre à une anLi(|uité assez reculée : C. I. S., 123 et 123 bis.

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