C. Itmdore. XIII, SI, i-r
7. Ce (|u indi(|ue le i)assage de l'Iine relatif aux oliviers milliaires, même si l'iuterpretaliuu qu'il donne du mut milliaire est inexacte.
leur consommation? Nous l'ignorons'. Bien plus tard, Pline écrivait- : « C'est à Cérès que la nature a livré le sol tout entier de l'Afrique; quant à l'huile et au vin, elle s'est contentée de ne pas les refusera cette contrée, lui assurant assez de gloire par les moissons. » Assertion fort exagérée! Elle prouve, du moins, que l'oléiculture ne prit un vaste essor en Berbérie qu'après le premier siècle de notre ère.
A Carthage, le quartier extérieur de Mégara était couvert de jardins, séparés par des murs en pierres sèches et des haies vives, arrosés par de nombreux canaux, au cours sinueux. Il y avait là une multitude d'arbres, qui donnaient des fruits en été^ D'autres villes phéniciennes de l'Occident s'entourèrent aussi de vergers. En Sicile, vers le début du m" siècle, la campagne de Palerme était appelée « le Jardin », parce qu'elle était entièrement plantée d'arbres \ Dans le Nord-Est delà Tunisie, les vergers s'étendaient au loin : Agathocle, en 310, traversa une région où abondaient non seulement les vignes et les oliviers, mais encore des arbres fruitiers de toute espèce, entretenus par de copieuses irrigations ^ Les préceptes relatifs à ces cultures tenaient probablement une large place dans le traité de Magon. Une citation faite par Pline ^ se rapporte, d'une manière générale, à la transplantation des arbres; d'autres, dont nous allons parler, concernent les soins à donner à telle ou telle espèce.
1. Dans le Nord de l'Afrique, la Cyrénaïque produisait beaucoup dhuile : Théophraste, Ilist. plant., IV, 3, 1.