‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 27 sur 553 · Appien, Lib · texte numérisé non relu

Appien, Lib

4. Callias, dans Fragin. hist. Gr., II, p. 382, n° 2. ri. Diodore, XX, 8, 3-4.

0. XVII, 80 : <■ Magon rocomm.inde di( creuser les trous uue année d'avance, atin qu'ils al)sorl)enl le soleil et les pluies. Si les circonstances ne le permettent pas, il faut faire des feux au milieu, deux mois avant la plantation, el ne placer les nrlires qu'après des pluies. Pans un sol argileux et dur, la profondeur sera de deux coudées en tous sens; dans les terrains en pente, on ajoutera un palme. Partout l'orilire sera plus étroit que le fond. Si la terre est noire, le trou doit avoir deux coudées el un palme, et être de forme carrée. » Couf. Golumelle, De arbor., 19.

ACItlCCLTlHE. 31

Les fruits du ti^uier sauva-j^e ne sont pas comestibles. Ce furent |)eut-èlre les Phéniciens qui importèrent en Afrique de bonnes variétés, éprouvées par une culture séculaire*; peutêtre eux aussi qui y introduisirent la caprilîcation : cette vieille j)ratique, encore usitée chez les Berbères'-, est aj)paremment d origine orientale ^ En tout cas, les figues du territoire punique furent renommées*. On se rappelle l'argument qu'un de ces fruits, cueilli à (larthage, aurait fourni à Caton pour obtenir du Sénat romain la condamnation de la patrie d'HannibaP. Dans son traité d'agriculture *, le même Caton mentionne le figuier africain {/iciis africana), qui avait passé en Italie; il recommande de le planter sur un sol gras ou fumé. Des textes plus récents vantent les figues africaines \

1. Conf. A. de CandoUe, Origine des plantes cultivées, p. 237. La culture du figuier était tri-s ancienne chez les Phéniciens. Qu'ils l'aient répandue en Afrique, c'est là une hypothèse tout au moins vraisemblable. Il n'est môme pas impossible qu'ils aient exercé à cet épard une influence salutaire en Italie. Certains savants font venir le mot lalin/icus d'un terme sémitique, hypothèse du reste très fragile : voir Olck, dans Real-Encyclopadie, VI, p. 2104-5; A. Walde, Lateinisches etyniologisclies Worlerbuch, 2' édit., s. v. Ficus.

2. Hanoleau et Letourneu.x, La Kabylie et les coutumes kabyles, I (1872), p. 43(i-8. Chevalier, dans Im Tunisie au début du XX' siècle (par R. Blanchard et autres, Paris, l'.lOi). p. 112; Blanchard, ibid., p. 144-6. Rivière et Lecq, Traité pralique d'agricuLt. pour le Nord de V Afrique, p. 492. — L'opération consiste à suspendre dans le llguier cultivé des chapelets de fruits du figuier sauvage, ou capriflpuier. Un insecte, qui les habite, passe dans les fruits du llguier cultivé pour y déposer ses œufs, et apporte avec lui le pollen des organes mâles des figues sauvages. Il assure ainsi la fécondation des figues de l'arbre cultivé, lesquelles manquent d'organes mâles, du moins dans un certain nombre de variétés. Pour d'autres variétés, qui possèdent à la fois des organes mâles et des organes femelles, la caprilîcation n'est pas nécessaire. Mais elle peut avoir un effet utile : elle hdte la maturation par l'excitation que produit la piqûre de l'insecte.

:i. Voir Engler, apud Hehn, Kulturpjlanzen und Hnuslhiere, 0' édit., p. 99.

4. Mention dune ligue blanche dans une inscription de Carthage (ritm'l) : C. /. .S'., I, IO(j, 1. ."). C'est probablement à tort que l'on a voulu rattacher le nom (11' Ta'inat {Thaenae, près de Sfax) au mot phénicien (jui signiliait llguier : voir t. II. p. 129, n. 4.

r>. T. III, p. 330.

Page 1