Ihid., p. Si
S. Opinion (le M. Clermont-fiaiineau. Éludes d'archéol. orientale, I (BibliolKèque de l'École des Hautes Éludes, t. XLIV), p. lo.'}.
9. Abdtanit : C. I. S., 116. .")01. !»7."). 272(1. Hodtanit : ibid., 10.") (I. 1). Oz tanit : 2026. Eshlanit : .")42. La lecture de ces deux derniers noms, qui signilleraiont • force (reçue) de Tanit • et • homme de Tanit -, n'est pas certaine.
10. Une stèle hiliufîue, découverte a .Mliènes (ititi.. 110), mentionne un Sidonien, nommé en phénicien .Midlaml, en ^.'rec '.\pTS|x:ôr.)po;. On a voulu en conclure qu'une déesse appelée Tanit était addrée a Sidon. .Mais il n'est pas interdit de supposer que le nom theophore .Vlxltanit fut formé ù Carlhaf^e et im|>orté plus lard en Phénicie par quchpie (iartlia;.'iuois. Otte inscription est de date assez Imsse, du m" ou du ii* siéch? avant notr(^ ère. — Dans son histoire des dieux de Phénicie, Philon de ByLlos indique que Crouos eut d'Astarle sept lllles, sept
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phénicienne*. En somme, nous ne savons pas ce qu'il signifiait ^
Selon quelques savants ^ STRT, Ashtarl'*, aurait été un nom générique, comme Ishtar chez les Babyloniens et les Assyriens^ Cependant, quand il s'agit d'une déesse a raiment phénicienne, le mot Ashtart n'est pas d'ordinaire accompagné d'un complément, formant avec lui une locution analogue à Baal Shamim, Melek Qart (Melqart), etc.^ et rien ne prouve que, dans les divers lieux où nous le rencontrons, on ait adoré des déesses qui, par leur nature, aient beaucoup différé les unes des autres. Si des Phéniciens ont attribué ce nom à plusieurs divinités étrangères ^ ce fut sans doute parce qu'ils les assimi-
TtraviSsç ï) 'ApTÉixtSsç (II, 20, dans Fragm. hist. Gr., III, p. HOS). M. Clermont- Gaoneau {L'imagerie phénicienne, p. 95) est disposé à croire que ces TitaviSe;, — il propose la correction TaviTiôsç, — sont en réalité des Tanits (conf. C. I. S., I, t. I, p. 288). Ce n'est là qu'une hypothèse ingénieuse. — Le P. Ronzevalle (Notes et études d'archéol. orientale. S' fascicule, p. 75 : dans Mélanges de la Faculté orientale, V, 2" partie) signale dans le Liban des lieux appelés Aqtanit et Ain Tanît; il en conclut que le nom de la déesse était originaire de Phénicie. Mais il faudrait d'abord savoir si ce nom se prononçait Tanit : conf. Dussaud, Rev. de Vhist. des religions, 1913, I, p. 87. Il est fort douteux que le Libanon de la dédicace carthaginoise « à Ashtart et à TNT du Libanon » soit le Liban de Phénicie.
1. M. Dussaud (Journal des Savants, 1907, p. 43) et M. Lidzbarski (Altscmitisclie Texte, I, p. 38) se demandent s'il n'est pas africain.
2. M. Clermont-Ganneau (Rec. d'archéol. orientale, VI, p. 273 et suiv.) rattache dubitativement Tanit au verbe phénicien qui signifiait" donner », mais il reconnaît lui-môme que c'est là une étyinologio fort risquée. Les rapprocheiiionts proposés jadis avec les noms de la déesse asiatique Anahîta et de la déesse égyptienne Nit{Gcsenius, Monunienta, p. 115-8, et d'autres après lui) sont sans valeur.^ Si l'on prononçait Tinnt ou Tennt, il est naturellement impossible de décom])oser le mot en Ta, qui serait un préfixe libyque marquant le féminin, et I\'it.
3. Entre autres, Clermont-Ganneau, Rec. d'archéol. orientale. Y, p. 152; Ed. M(\ver, Geschichte des Altertums, 2'' édit., I, 2, p. 375. Opinion diiïérente : Baudissin, dans Realencyklopiidie fixr protest. Théologie, 3" édit., Il, p. 152; Lagrange, Études, p. 128; etc.
4. Des transcriptions en grec et en latin prouvent que les Phéniciens prononçaient ordinairement Ashtart. Ashtoret est une déformation hébraïque de basse époque.
5. Pour Ishtar, voir, entre autres, P. Dhorme, La religion assyro-babylomenne, p. 85, 89.
6. Une inscription parait mentionner Ashtart do Paphos : Rép., II, 921. Pour Ashtart SM B'L à Sidon, voir p. 246. Du reste, ces compléments, môme sils étaient fréijuents, ne prouveraient pas quAshtart n'ait pas été uu nom propre : conf., par exemple, luppiter Capitolinus.
7. Isis sur des iascriptions phéaicieaucs découvertes eu Egypte : Rép., I, 1;
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lèrcnt à uiif de Inirs déesses, bien détenniiire, tout comnKî Aslitart a été appelée jiar les (jrecs Aphrodite ou liera. Nous serions donc disposé à croire i[u\[sltlart était un nom [jroprc, ou 1 était devenue
I,a divinilé principale de Carthaicf". du moins au temps des guerres puniques, était TNT FN B L, que l'on est convenu d'appeler Tanit Pené Haal. Elle est invoquée sur des milliers de stèles, avec Haal Hammon, qui lui cède toujours la préséance-. L'abondance de ces documents ne tient |)as seuleuieut au hasard des fouilles'. Si la plupart étaiient accumulés dans le quartier situé entre la colline de Saint- Louis et la mer. on en a rencontré sur divers autres points de l'antique cité^ Aucune stèle portant une dédicace à quelque autre divinité punique n'a été exhumée jusqu'à présent du sol de Carthaj^e\ Il faut donc admettre que c'était surtout à Tanit Pené liaal et à Haal Hammon, et tout d'abord à Tanit Pené Haal, que les Carthaginois adressaient leurs hommages.
En Afrique, son nom se retrouve dans des inscriptions puniques plus récentes: à Hir bou Rekba, près d'Hammamet, où il suit celui de Haal'' sur la dédicace d'un double temple ' ; à
II. 5:J5. La déesse de l'Éryx ea Sicile, sur des inscriptions d'Kry.K môme, el de Sardnipiie : C. /. S., 13") et 140; conf. infra, p. 34S.
1. .\u reste, on ne peut rien nflirtner. Quand Ju Biltle cinploie le nom «lu pliiriol, il n'est pas certain que ce pluriel se rapporte toujours à des cultes divers d'une seule déesse. Voir aussi Maspero, Hist. ancienne, II, p. l.')7, n. 3 {inscription sur une amulette éi;yptieniie).
2. Sauf aux n"' ioti t't 407 <ln C I. S., où Tanit Pené Haal est mentionnée après Haal liainmon. Klle est invo(iuée seule sur les n" l'JO. 402. 408, 41!).
3. Coinine M. Clermont-Gunneau {Éludes d'arcliéol. orientale, I, p. loi, n. 4) est porté à le iroire.