Chap
7. Varron, Hast., I, 41, 0; Colurnelle, V, 10. 11; Pétrone, 3."). etc. (voir OlcU, /. c, p. 2119). Les ligues africaines, • que beaucoup, dit Pline (.\V, 09), préfèrent à toutes les autres •, avaient été, selon cet auteur, introduites depuis très peu de temps eu Afrique. Si cela est vrai, il ue s'agit pas de l'espèce dont parle Caton.
Les Latins appelaient les grenades soit mala granala^, soit, plus souvent, mala punica, terme qui se trouve déjà dans Caton-. L'épithète punicus ne semble pas être synonyme de ypuniceus, poeniceus, « rouge » '^; elle n'indique pas la couleur du fruit* : l'emploi de punicus dans ce sens serait insolite ^ Elle se justifiait par la réputation des grenades carthaginoises, qu'on importait en Italie et dont l'excellence est attestée par des auteurs postérieurs à notre ère ^ « L'Afrique, dit Pline', revendique la pomme punique, comme le prouve le nom même de ce fruit, qu'elle produit autour de Carthage. » Columelle a recueilli dans Magon plusieurs recettes pour en assurer la conservation*. Fréquemment, les ex-voto carthaginois offrent, dressée sur une colonne, l'image d'une grenade, symbole de la
1. Ce terme ne se rencontre pas avant Columelle (XII, 41, 1).