‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 276 sur 553 · Conf. infra, p · texte numérisé non relu

Conf. infra, p

5. Ph. Berger a voulu reconnaître une invocation à Ashtart sur une hachette en cuivre, découverte à Garthage; mais, dans cette iiiscriplioii, Ashtart fait probablement partie d'un nom théophore : Rép., II, 931.

6. Le nom de Stora, lieu voisin de Philippeville, se rattacherait, a-l-on cru, à Ashtoret (voir t. II, p. 152, n. 10). Mais la forme Ashtoret n'est pas phénicienne. Il est vrai qu'Ashtart a pu être prononcé Oshtort par des Phéniciens occidentau.x : conf, les formes BoSoff-rcop (Diodore, XXIV, 12), B(oCTT(op (Polybe, III, 98, 5), employées en même temps que Bostar (Gicéron, Pro Scauro, 5, 8; 6, 12; Tite- Live, XXII, 22, 9-10; etc.), = Bodashtart.

8. C. /. S., 8; Rép., I, 307; II, 800; III, 1203 (inscriptions trouvées près de Tyr). Josèphe, Anl. Jud., VIII, 5, 3, § 140; Contre Apion, I, 18, § 118, 119, 123. Philou de Byblos, II, 24 (Fragm. hist. Gr., III, p. r)69). Gicéron, Nat. deor., [U, 10, 42. L'Astarté des Sidoniens (c'est-à-dire des Phéniciens), dont il est question dans la Bible (/ Rois, XI, 5 et 33; // Rois, XXIII, 13), était sans doute une déesse de Tyr.

9. C. /. S., n" 3, 1. 15, 16 et 18; ibid., n" 4. Rép., III, 1202, I. 1, 2 et 0. Lucien, De dea Syria, 4. — Pour le culte d'Astarlé à Béryle, voir Damascius. l. c, 302.

10. Gicéron {Nat. deor., III, 23, 59) donne le nom â'Aiitarte à la déesse « de Syrie » qui fut l'amanle d'Adonis, par conséquent à la Maîtresse de Byblos. Voir aussi Plular(|ue, De Iside et Osiride, 15 (Moralia, Didot, I, p. 436).

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la génération. On croyait, du moins aux temps historiques, qu'elle résidait au ciel, qu'elle en était la souveraine'. Sri nous pouvons douter qu'une inscription de Sidon lui attribue « le ciel ». ou « les cieux » -, et que le prophète Jéréniie l'ait qualifiée de « HtMiie des cieux » \ il est certain qu'Astarté- Aphrodite a reçu des Grecs l'épilhète d'OOpavla', « la Céleste ». DeuK auteurs de l'époque romaine mettent Astarté en rapport avec la lune; l'un d'eux, Lucien", parait indiquer que ce n'était pas là une opinion universellement admise; l'autre, Hérodien*, parle d'une divinité adorée en Afrique sous l'Kmpire, la Caeleslis des Latins; il se peut, quoi qu'en pense Hérodien, qu'elle n'ait pas entièrement ressemblé à la vieille Ashtart phénicienne, (►n a dit et redit que cette dernière était une déesse lunaire; on ne l'a point prouvé \ Les cornes que j)orte la Maîtresse de (lebal sur un monument du x" siècle environ avant J.-C. " sont, non les cornes d'un croissant, mais des cornes de vache, encadrant le disque solaire; cette coiffure, donnée probablement aussi à l' Astarté de Tyr', est empruntée

1. On le crut pftut-ôtre de très bonne heure, si, dès le second millénaire, la .Maîtresse de (iclial fut assimilép à Hathor parce qu'elle était, comme colle-ci, la déesse du ciel.

2. C /. .S., 3, 1. 18, où l'on a interprété : • Astarté du ciel » ; 1. 16, où l'on a interprété : « Astarté des cieux magnifiques .. Mais d'autres traductions ont été proposées (conf..^upr«, p. 246).

'■\. Jérémie, Vil, IS; ,\LIV, 17-19, 2.5. Il est vraisemblable que cette Reine des cieux est une déesse assyro-!)abylonienne : Baudissin, Realencykl. f. prot. Theol., II, p. 156. .M. Kd. .Meycr {Der Papyrusfund von Elephantine, Berlin, 1912, p. 59) est disposé a croire que c'est .Vnat.

4. Pour l'Astarté adorée à Ascalon, voir Hérodote, I, 105; Pausanias, 1, 14, 6; C. r. Acad. Inscr., 1909, p. 308 (et 1910, p. 412). Pour l'Aphrodite de Cylhère, déesse phénicienne : Hérodote, /. c. ; Pausanias, l. c. et III, 23, 1.

5. De dea Syria, 4 : 'A<TT2p-:r,v o'iyto So/.£'i> — £>.r,vaiT,v k'fXjxEvai. C'est sans doute par assimilation avec Astarlé (jue Vénus a été parfois regardée comme la déesse de la lune : saint Augustin, Civ. I)ei, VII, 15.

6. V, fi, 4 : .Mrvje; (ikv ... aÙTT,v O-Jpsvîav vcaXoCii, 'I'o'.vixe; oï 'A3Tpciâp-/rjv ôvoiiv- 'o-t:. T£AT,vr,v ï'.vat OE/ovr-;.

7. Contre cette opinion, voir Dussaud, /^■ll. archéol., l'.(0;i, 1, p. 125; l'.)ii4, II. p. 228; Lagrange, hhudi-s, p. 128.

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