‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 293 sur 553 · Vassel, C. r. Acad. Inscr., 1909, p · texte numérisé non relu

Vassel, C. r. Acad. Inscr., 1909, p

li. Winckler (AUorienlaliscke Forschungen, I, p. 443) croit que ce sont les dieux de Sidon.

6. Conf. p. 259. Nous n'avons cependant aucun indice que ce dédoublement ait eu lieu à Carthage. — M. Vassel (/. c, p. 203 et suiv.) est disposé à admettre un dieu Qart (« la Ville ■■). Mais dans les noms théophores qu'il allègue, QHT paraît bien être une abréviation, jiour MLQRT, Melqart. Je ne sais comment expliquer b; nom d'homme KapOâXrov (Polybe, I, 53, 2; Diodore, XXlli, 18, 2, et XXIV, 1, 7; Appien, llann., 49, ei Lib., 68 et 74). Karthain, ou pluliH Karthnlon (Justin, XVIII, 7, 7; Tite-Live, XXII, 15, 8; XXII, 58, 7; XXVII, 10, 5). Ce nom paraît contenir aW/i, ■< dieu >.. Il ne se retrouve pas dans les inscriptions puniques, ce qui est assez étonnant.

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passaire JAppion', où un Carlluif^iiiois supplio les Koniains (l'i'paii^ner, en même temps que la ville, la |3ojXaia O^ôç. la déesse qui préside aux conseils.

Après avoir raconté le suicide d'Klissa, Justin ajoute- : « Elle fut honorre comme une déesse, tant que Carthago deiiiema invaincue ». Si cela est vrai, le « démon des Carthaginois » aurait pu être la fondatrice de la cité, la princesse tyrienne admise aux honneurs divins. Mais nous avons de fortes raisons de douter de l'existence d'Elissa^ On a supposé (|ue le culte, auquel Justin fait allusion s'adressait à une véritable déesse, regardée comme la fondatrice de la ville dont elle était la patronne : à Tanit Pené Haal ou à Astarté. L'héroïne légendaire est appelée en général Dido, et non Elissa. De ce nom Didu, on a proposé des étymologies sémitiques et môme une étvmologie grecque, qui permettraient de l'appliquer à une divinité. 11 ne nous semble pas nécessaire de revenir sur ces hypothèses, dont nous avons déjà parlé*, et encore moins d'en ajouter d'autres.

Les déesses grecques Déméter et Goré furent adoptées par les Carthaginois au début du iv" siècle •'. Il est probable qu'ils leur donnèrent des noms puniques, — à Home, Déméter reçut le nom latin de Ceres; — peut-être se servirent-ils de ceux d'Ashtart et de Tanit, en y joignant quelque complément''. D'aulir part, la déesse représentée sur leurs monnaies devait être, dans leur |)ensée, Tanit Pené Baal : or cette figure a été copiée sur des monnaies .syracusaines. qui représentent tantôt Coré, tantôt Aréthuse'. Y eut-il, comme on l'a soutenu, une entièic fusion de Déméter et de Coré avec deux divinités

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