Conf. .\. de Candolle, l. c, p. 191; Hehn. l. c, p
t). Krorces d'amandes dans une sépulture de Cartilage : Delattre, Les tombeaux puniques de Carthage (Lyon, 1890), p. 77. Amandes en terre cuite dans d'autres tombes : voir supra, p. 20, n. 1. — L'amandier était aussi cultivé en Cyrénaique : Pseudo-Scylax, lOS (p. 84).
7. Pline, XVIII, 03 : « Parmi les arbres qui viennent de graine, Magon traite longuement des espèces à noix. 11 recommande de semer les amandes dans une argile molle, exposée au .Midi; elles se plaisent aussi, dit-il. dans un sol dur et chaud. Dans une terre grasse et humide, elles devienneivt stériles et meurent. 11 faut semer celles qui sont le plus recourbées en faucille et (|ui proviennent d'un arbre jeune, .auparavant, ou les fera macérer pendant trois jours daus du fumier délayé, ou bien pendant un jour dans de l'eau miellée. Los enfoncer par la pointe, le côté tranchant regardant l'Aquilon. Les semer trois par trois, en les plaçant triangulairement à la distance d'un palme; les arroser tous les dix jiiurs. jusfju'à germination. • Conf. (iargilius Martiaiis, III, 1 (A. .Mai, p. 404>, qui cite à la fois .Magon et Celse. Les fosses où l'on déposera les amandes auront trois pieds en profoudiîur ctmime en largeur; on les remplira à moitié de terre, mêlée de fumier très lin. On y déposera trois amandes, etc. (l'intervalle indiqué par Gargilius <;st. non d'un palme, mais d'un pied, ou de trois (juarls de pied). Voir aussi Columelle, V, 10, 12-13, et De arbor., 22, 1-2; Pailadius, II, 15, 7-S; Géopon., X, 57, 7 et suiv.
8. Pline, XVII, 130 : depuis la lin d'octobre jusqu'au solstice d'hiver. Conf. Rivière et Lec(j, Manuel, p. 387 : - Plantation des jeunes arbres... de novembre à lin décetnbre -.
y. Gargilius .Murtialis, III, 3 (p. 405-0) : • .Mago primus et post eum Diophanes novam amy;:dali suadent ut ferulam primo seramus, eamcjue post annum recisaiii et in média parle difllssam uuci amygdali, qua meduUae aucus mollis est. OSELL, IV. 3
Il avait donné une place dans son ouvrage à d'autres arbres fruitiers. 11 parlait probablement des noyers' et des poiriers- : cultures qui n'offraient cependant qu'un intérêt médiocre à ses compatriotes, n'étant guère appropriées au climat de la Tunisie ^ Il parlait même des châtaigniers, mais brièvement, comme il convenait, — la remarque est de l'Africain Gargilius Martialis^, — à un Carthaginois qui connaissait peu la culture d'un arbre étranger à son pays^
Un palmier-dattier est souvent figuré sur les monnaies puniques; on sait qu'il s'agit d'une sorte d'arme parlante, '^oïvi.^ signifiant en grec à la fois dattier et Phénicien^. Pas plus que cette image, les palmiers tracés sur de nombreux ex-voto ne prouvent que la culture du dattier ait eu pour les Carthaginois une grande importance. Dans les régions qui furent soumises à la République, il ne fructifie que sur le littoral des Syrtes, 011 la proximité de la mer nuit à la qualité et à la conservation des dattes^ Les produits des autres arbres plantés dans les
compleamus; nec desinuat adseverare, quod arbor eiusinodi et robore ot fructu pulcriore provenit >>. Pour l'explication de ce passage, qui parait (^Ire altéré eulre les mots Diaphanes et suadenl, voir Coluinelle, V, 10, 14, et De arbor., 22, 3.
1. Après avoir dit que Magon traitait longuement des espèces à noix et avoir reproduit les préceptes du Carthaginois relatifs au semis des amandes (voir supra, p. 33, n. 7), Pline (XVII, 64) passe aux iuglandes nuces (noix du noyer) et indique qu'on les sème en les couchant en long sur leurs jointures. Gela doit provenir aussi de Magon.
2. Pline, XVII, 131, où les préceptes relatifs aux épocjues propices pour la plantation de diverses variétés de poiriers semblent être empruntés à Magon, comme les lignes précédentes, qui concernent les amandiers. Gonf. Gêopon., X, 23, 1-2 : citation mise sous le nom de Diophanc et qui peut, en e/Tet. être de lui.
3. Gomme le dit Palladius (II, la, 14), « le noyer aime les lieux montagneux, humides et frais ». En Afrique, où il est probablement indigène, il est surtout cultivé aujourd'hui dans l'Aurès et sur les pentes du grand Atlas marocain. Le poirier donne en général des fruits assez peu abondants et de qualité inférieure.