‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 311 sur 553 · Jéréinie, XLVi, 25. Nahum, III · texte numérisé non relu

Jéréinie, XLVi, 25. Nahum, III

3. Au contraire, selon Berger {Gaz. archéoL, 1879, p. 140), « il est fort possililc que les Phéniciens, trouvant en Afrique le dieu Ammon, aient séniilisé son nom, pour lui donner un sens qui s'alliât avec leurs conceptions mythologiques ». Ce qui, naturellement, ne peut pas être admis, si le Baal IIMN de l'inscription de Sendjirli était le môme dieu que celui des Phéniciens d'Occident.

4. 11 est probable qu'elle le connut par les Libyens qui l'entouraient, qu'elle n'alla pas le chercher jusque dans son fameux sanctuaire de l'oasis de Syouah. Les textes qui nous montrent Hannibal envoyant consulter l'oracle de l'oasis sonlsaus valeur : Silius Italiens, III, 6et suiv., 047 etsuiv. ; Pausanias, VIII, 11, il.

.^. On [)ourrait toutefois se demander si cette assimilation de Baal HMN et d'Ammon ne s'était pas faite déjà en Orient, à l'époque où les Phéniciens dépendaient des rois de Thèbes, la ville d'Ammon, à l'époque où ces rois fondaient des temples de leur dieu en Asie.

soiile dans l'art étryptien, puis seulement les cornes dans l'ait ^rec. Dautre part, le bélier était une victime qu'on oITrait à lîaal II.MN, devenu (dus lard Saturnua^ Mais ce rapprochement ne prouve rien, car on immolait aussi des taureaux à Baal llMys-Satumus' et l'on sacrifiait des béliers à d'autios dieux. Au djebel Bon Kournîne, non loin de Tunis, on adorait, dans les premiers siècles de notre ère, un Salurnus Jialcai'anensis, épithète (jui représentait l'exjtression j)uni(jue /irtfl/ Qarnaïniy « le Maître des deux Cornes ». Mais ces cornes désii^'uaient les deux sommets de la montagne \ non pas les cornes qu'aurait portées le dieu et qu'en fait, ses images ne portent nullement, car il est figuré sous les traits classiques de Cronos-Saturne*.

Plus importantes sont les observations que suggèrent les noms, dont la ressemblance fut encore accrue par des changements d'orthographe, c'est-à-dire de prononciation. Ce n'est sans doute pas uniquement à des fautes de graveurs qu'il faut attribuer le remplacement, dans quelques inscriptions puniques, de la gutturale forte heth (H) par une gutturale plus faible, ou même sa suppression ^ En revanche, le nom du dieu égyptolibyen est souvent écrit Hammon, et non Ammon, par des auteurs latins^ et sur des inscriptions latines^: ce qui s'explique

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