Voir p
."t. C'est peut-être aussi Baal Hammon i|ue représente un buste d'iiomme barbu, à cornes de iiélier, onnint un lamiiadaire de répo(|ue romaine, trouvé dans le sanctuaire d'KI Kenissia, pn-s de Sou^se : Carton, l.r sanctuuiri' dr Tanit à Kl'Kénissia, p. 130-2, pi. VI, fljç. 3. Tue inscription puui(|ue atteste (|ue Tanit Pené Baal était adorée daus ce sanctuaire (supra, p. 244, n. 2) : elle a pu y être associée à Baal llamiuoa.
sentent un dieu sous les traits de Cronos- Saturne. Disposition de certains sanctuaires, rites, consécration de stèles après des sacrifices, images tracées sur ces stèles, titres et épithètes accolés parfois à Saturnus, tout prouve qu'il s'agit d'un dieu punique, déguisé sous un vocable latin, sous un visage emprunté à l'art classique*.
Il est possible que ce dieu n'ait pas été partout le même. En Orient, divers Baals ont été assimilés à Cronos-Saturne"-; divers Baals, plus ou moins apparentés, ont pu être adorés dans le monde phénicien d'Occident, dans Carthage'même, et survivre à la conquête romaine, en recevant les uns et les autres le nom de Saturnus. Pourtant, en Afrique, le seul Baal dont l'identification avec Saturnus soit certaine est Baal Hammon. La large diffusion des deux cultes sur un domaine commun ferait admettre cette identification, même en l'absence d'autres preuves. Celles-ci ne font pas défaut. A Constantine, une dédicace latine à Saturnus a été placée en un lieu où l'on avait érigé auparavant un grand nombre de stèles puniques, dédiées à Baal Hammon ^ A Dougga, un temple de Saturnus s'éleva sur l'emplacement d'une aire remplie d'ex-voto, dont l'un porte une dédicace punique à Baal Hammon*.
L'assimilation de Baal Hammon et de Cronos-Saturne datait de plus loin. Des textes ^ mentionnent un Kpévoç, un Saturnus,
1. J. Tnutain, De Saturnl dei in Africa Roinana culta, Paris, 1894. Lo in(''ine, Les cuUes païensdans CEmpire romain, \" partie, lll, p. 15 et suiv.
2. Philon de Byblos, II, 14 et suiv., IV, V (Fragm. hist. Gr., III, p. 567-570). Clilarquo, dans Scholia Graeca in Platoncm, coll. Didot, Platon, t. III, p. 321. Quinte-Curce, IV, 3, 23. Porphyre, De abslinenlia ((6 esu aniin.. Il, 56. Servius, In Aeneid., I, 729. Dainascius, Vita Isidori, 115 (Didot, p. 131). Eusèbe, Laud. Constanlini, 13. Théophile d'Antiocho. Ad Aulolycuni, 111,29. Thcodoret, In Psalm. CV, V. 2^-2^) (Patrol. Graeca, LXXX. p. 1729; conf. ibid., LV, p. 603). Inscr. Graec. ad res liom. perlin., III, 1076, 1086. Voir probablement déjà Sophocle, dans un fraf^tnent de V Andromède (Didot, p. 332, n" 457).