Pline l'AnrjPn, XXXVI
tO. Voir p. 77, u. 2,
une part à l'Héraclès grec; il est fort possible aussi que. çà et là, des dieux indigènes aient été assimilés à l'Héraclès des Grecs, à l'Hercule des Latins *, soit directement, soit par' l'intermédiaire des Phéniciens, qui les auraient identifiés avec leur Melqart'. Bien souvent, la question reste obscure.
Nous devons reconnaître sans hésitation Melqart dans l'Hercule qui fut adoré à l'extrémité méridionale de l'île de Gadès^ La fondation de son temple est expressément attribuée aux Phéniciens*, aux Tyriens^; on assurait qu'il datait de la fin du XII* siècle*. Jusque sous l'Empire romain, le culte y fut célébré selon des rites orientaux'. L'image d'Hercule, empruntée à l'art grec, se voit sur des monnaies phéniciennes de Gadès*. Elle se voit aussi sur des monnaies qui semblent avoir été frappées en Espagne par les Barcides^ : c'est apparemment le Melqart de lîle de Gadès, le dieu dont Hannibal implora la protection '".
Tout près de la ville phénicienne de Lixus, sur le littoral océanique du Maroc. Pline l'Ancien signale un autel d'Hercule", un sanctuaire d'Hercule, qu'on disait plus ancien que celui de Gadès '^ H est fort probable que cet Hercule était Melqart.
Nous avons vu deux Tyrieps adorer à Malte leur Melqart,
1. Conf. JuHian, Histoire de la Gaule, I, p. 3i)7: II, p. 145.
2. Par exemple, c'était sans doute un dieu indigène qui était adoré dans la grotte d'Hercule, au cap Spartel : voir t. II, p. 169.
3. Les textes relatifs à ce sanctuaire d'Hercule sont très nombreux; ils sont cités par Hùtner, dans la Real-Encyclopàdie de Pauly-Wissowa, VH, p. 448-450. Voir surtout Strabon, III, 5, 5.