Voir p. 2."il, II
2. Détail inspire |>nr l'étymnlopie qui tirait lo niMn Eshmoun du mot siij:niflant /eu.
3. Dussaud. Rev. de VÉcolc d'anlhropologip. XIV. 11104, p. 108 et 111; le rii^mo, Journal des Savants, 1907, p. 4t), et Rev. de l'hist. des religions, 1912, 1, p. 304, 301). Contra : Buudissiii, /. c, p. 34.5 et suiv.
4. Notons qu'il n'y a pas lieu d'invo(|uer ici des inscriiilions d(> Chypre (C /. S., 1.42-44), où Esfimounadoni est. non pas un nom divin, mais uu nom d'homme :
conf. Rép., m, 122."); Eshmounadôn au C /. .S'., n" 1(1.
5. Frazer, Adonis, Attis, Osiris (3* édit.). I, p. 2:50 et suiv. Dussaud, Journal des Savants. 1907, p. 40. Lapraupe, Iitudes, p. 307. et Rev. hibU<iue, l.\, 1912, p. 119. Haudissin, p. 161-9.
0. Four celte opiaioQ, voir, entre autres, Besuier et Bianchet, Collection l-'arycs.
Pourquoi fut-il identifié avec Esculape? Peut-être avait-il, de même que le dieu grec, le pouvoir de guérir' : ce n'est là qu'une hypothèse-. Le serpent était consacré à Esculape. En général, les érudits modernes l'attribuent également à Eshmoun ; ils croient que ce fut la raison de son assimilation à Asclépios*. Cette hypothèse se confond, du reste, avec la précédente, si l'on suppose que, dans les deux cultes, le serpent était regardé comme un animal guérisseur \
Nous le rencontrons sur des monuments africains qui sont postérieurs à la destruction de Carthage, mais qui se rattachent à des cultes d'origine punique. Sur un bandeau d'argent, le groupe central, constitué par un dieu et une déesse qui paraissent bien être Baal Hammon et Tanit Pené Baal, est flanqué de deux serpents^; chacun de ces reptiles s'enroule autour d'un pieu ^ On voit un ou deux serpents sur plusieurs stèles votives, trouvées en Tunisie ou dans l'Algérie orientale. Ici, l'animal accompagne un personnage qui tient une offrande'^; là, une
p. 55 (à propos des bandeaux sacerdotaux); Fr. Lenormant, Dictionn. des antiquités de Saglio et Pottier, I, p. 773; Babeloa, C. r. Acad. Inscr., 1904, p. 237 (à propos d'une stèle d'Announa). Je ne vois pas de raisons d'admettre que le nom donné à une constellation, VOphiuchus ('Oçioùxoç, « Teneur de serf^nt »), doive être mis en rapport avec l'Esculape phénicien, Eshmoun.
1. Babelon, l. c, p. 236 ; « Je rappelle que ce dieu... fut identifié avec l'Asclépios-Esculape gréco-romain surtout à cause de son attribut du serpent et de son rôle de dieu guérisseur ».
2. Dans la partie phénicienne de l'inscription de Sardaigne (supra, p. 314), le dédicant remercie Eshmoun Merre de l'avoir guéri. Mais Eshmoun étant ici expressément identifié avec Asclépios, on peut se demander s'il n'a pas emprunte à celui-ci ce « rôle de dieu guérisseur ». Notons cependant que celte indication se trouve seulement dans le texte phénicien, non dans les textes grec et latin. Voir peut-être aussi Pausanias, VII, 23, 8, où un Sidonien explique pourquoi Asclépios est regardé comme procurant la santé.
3. Voir, par exemple, A. Maury, Histoire des religions de la Grèce antique, 111, p. 247; Vernes, Rev. arcMoL, 1918, I, p. 42.
h. Gonf. Baudissin, p. 338.
5. Bandeau d'Ain el Ksar : Gazette archéoL, 1879, pi. 21. Berger (ibid., 1879, p. 135-0; 1880, p. 1(>9) voit dans ces deux serpents des symboles d'Eshmoun. Contra : Dussaud, Journal des Savants, 1907, p. 46-47.
(5. L'un des pieux est muni d'une traverse au sommet.
7. Stèle d'Announa : Delamare, Explor. scienlif. de l'Algérie, Airkéologie, pi. 107, llg. 5, et texte explicatif par Gsell, p. 148; Lenormant et d'autres (par exemple, Babelon, C. r. Acad. Inscr., 1904, p. 237) ont voulu y recoDnailre une
Li:s DIKI'X. :i2i
pairi' »ie sorponts forme un otMcle autour de la tète d'un dieu, (jiii oi'c'ii[»t' le sommet de la pierre'. D'autres documents nous apjirennenl que des serpents furent adorés en divers lieux de lAfrique romaine'-. Nulle part, cependant, on n'a la preuve t|ue cet animal doive être attriliué à l^slinioun. Un dieu (jui lient un serpent sur des monnaies phéniciennes de l'île d'Ibica est, non pas Kslimoun. mais vraisemblablement Hès^ En Pliénicie, le serpent a eu un caiactère sacré, du moins dans quelques cultes : ce dont témoigne Pliilon de liyblos*. On a vu"* ([ue cet auteur le met en rtdation avec Thot, dieu d'origine égyptienne. Mais l'idenlilication de Tliot et d'Eshmoun est fort incertaine *.
Une monnaie de Béryte, frappée au m* siècle de notre ère, sous l'empereur Elagabale ^ est assurément plus probante. Elle nous montre un dieu nu, que llan([ueul deux, serpents dressés. Il y a lieu de croire que c'est Eshmoun, puisque nous savons par Damascius qu'il était adore à Héryte. C'est peut-être aussi à l'Eshmoun de cette ville (ju'il faut rapj)orter une image à peu près semblable, tracée sur des monnaies impériales, du règne de Sej)time Sévère **. On y reconnaît nettement un Asclépios
imape d'i'isliiniiuii. ^^léli- (l"Ili|)i)oiie : fiscll. lliiH. arclicol. du Comité, l'JllO, |). .370-y.
1. Slèlcs de la Gliorfa, dans la Tunisie ccnlralt' : .)/. Alaoui, pi. XIX, n"" 74G, 717. NiiltT t'iicore une stèle d'Iludjeb el Aïoun, où un scrpenl, enroulé autour d'un iiaJMiier, s'attaque à des oisi-aux : ibid., |). 08, n" 8:{."), pi. XXII.
2. C. /. L., VIII, U:{2ti, 15247, i:):t78, 17722. Rcc. de la Soc. arcliéol. de Conslantinc, XLII, 1U08, p. 272. Passion de sainte Salsa : Gscll, R'-cItcrclics archcol. en
Mijérie, p. 2. — Les deux serpents ll^'urés sur un autel liouvé à Announa se rapportent au culte purement romain des Génies domestiques : Gsell el Joly, Announa (Alfj;cr, 1U18), p. 8:i-85.