‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 357 sur 553 · P. :iio · texte numérisé non relu

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G. .Macrobe (I, '.), 12) dit que, dans leur rclijrinn, les l'iicniciens ont représente le monde par l'imafre d'un scrpenl enroulé el se mordant la queue. Cette ima>,'e, qiir- les Phéniciens avaient empruntée aux lîf^ypliens, n'avait rien à voir avec li^limoun.

7. Habelon, C. r. Arud. Insn- , l'.)04. p. 2:i:i i-l llir. Haudissin, p. 2:i4, pi. V. 111:. 2.

8. Babel. »u, Mélanjcs nuniismutiquvs, IV (l'Jl2), p. 121-2, pi. IS., )i^^. IU-12; le USELL. IV. "-il

dans le dieu nu. debout entre les serpents : il tient, comme l'Esculape grec, un bâton autour duquel un autre serpent s'enroule. Tel est le seul argument qui puisse être invoqué en faveur de l'attribution du serpent à Eshmoun. Il s'agit de monnaies de basse époque, mais on admettra difficilement qu'Eshmoun, — si c'est bien lui, — ait emprunté cette paire d'animaux à l'Esculape grec, car celui-ci se présente accompagné d'un serpent, non flanqué de deux serpents dressés. Il reste à savoir si, dans la religion phénicienne, ces deux reptiles appartenaient spécialement à Eshmoun. Le bandeau africain sur lequel ils flanquent Baal Hammon et ïanit Pené Baal autorise à penser le contraire.

lolaos était pour les Grecs le neveu et le compagnon d'Héraclès. Que son nom ait servi à dés,igner un dieu punique, c'est ce qu'atteste le serment d'Hannibal, où il est mentionné après le oaîfjicov des Carthaginois et Héraclès. On peut supposer aussi qu'une divinité phénicienne se cache derrière l'Iolaos qui, selon la fable racontée par Eudoxe de Cnide, suivit Héraclès- Melqart en Libye et le ressuscita*. Une autre légende était relative à une expédition d'Iolaos en Sardaigne-; il y aurait conduit les fils d'Héraclès et des Thespiades, et, après sa mort, M y aurait reçu des honneurs divins; il aurait donné son nom à ■ un peuple qui, à l'époque historique, vivait dans les montagnes de l'Ile, les loléens'. Nous devons, au contraire, présumer que le nom du peuple a inspiré le conte sur l'expédition d'Iolaos. Ce conte était grec, comme le montre la mention des Thes-

méme, C. r. Acad. Inscr., 1904, p. 231-3 et (Ig. à la p. 232. Baudissin, p. 2534, pi. V, fig. 3-5. Le dieu est à l'intérieur d'un temple. M. Babeion croit (sans donner les motifs de son opinion) que cette image est celle de l'Esculape adoré à Cartilage sous l'Empire romain, dieu qui n'aurait dilléré en rien de l'Eshmoun de la première Gartliage. La ressemblance avec la monnaie de Béryle permet de supposer qu'il s'agit de l'Esculape de cette ville : je ne voudrais cependant pas l'arilrmer.

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