Textes indiqués p. .309, n
LES niKl'X. 3-23
piadcs. Cf[MMitlanl cfMtaiiis pprleiidaiciit (|ii un Saidos. (ils de Makrris (.Mt'lqarl), avait anicni' di-s Libyens en Sardaii^ne '. Si l'on ne dit pas que les loléens aient été des Libyens, on allitme quils avaient Innl à fait le j^enre de vie de ces deiniers; d'auti-f part. Saidos, (|ui fut bonoré d'un culte en Sardaij^ne, était i»eut-èlre le même personnage niylbujue (\ue le béros appelé lolaos dans la légende grecque ; tous deux étaient qualifiés de Père-. lolaos aurait pris ici la place d'une divinité que les Pbéuiciens (rAfii([ue associaient à .^lelqart^
Or nous avons quelques raisons de jtenser qu'ils adoraient un dieu appelé loi. Ce nom paraît figurer dans quelques noms tbéopbores, que mentionnent des inscriptions puniques, découvertes pour la jdupart en Tunisie ^ Avant de désigner une colonie phénicienne du littoral algérien, loi, aujourd'hui Cherobel, il a j)u appartenir à une divinité'. Serait-ce cet loi, — dont l'existence n'est pas très sûre, — que les Grecs auraient confondu avec leur lolaos?
XlwQ. autre identilicalion a été proposée*. Comme il semble néce.ssaire de retrouver Eshmoun dans le serment d'Hannibal, on le découvre sous le nom d'Iolaos^ Celui-ci, dit-on, ressus-
2. Four Sardos, voir PloloiiH'c, III, 3, 2, et une monnaie romaine : Porrot et Chipiez, IV, p. 21, flf^. 7 (conf. ici, t. I, p. 350, n. 7). Pour lolaos, Diodore, IV, 30, 2.
3. Il convient de laisser de côté les hypothèses aventureuses de Movers (11, 2, p. 505 et suiv.) au sujet d'un dieu « libyphéiiicien », qui se serait api)elé Julia, Hiarbns, etc., et qui serait devenu pour les Grecs lolaos. Voir Baudissin, p. 292-3, o. i.
4. Sous la forme Y'L. .\ .Maktar : lieri^'er. nnU. arrhM. du Comité, ISSi), p. l'M\ à Althihuros : le même, Journ. asial.. 1887, I, j). W.) (voir aussi Berjrer, dans les Mélanges Gniux. p. ()18). Le mi^tne nom pourrait aussi faire parti<' d'un nom théophore dans une inscription de l'Ile de (jozzo : C. I. S., 132. I. 4. Pour d'aulres inscriptions sur lescpielles le nom du dieu serait représenté par les lellres VL (l'une de ces irise,ri|itions est de C.arthape : C. I. S., 8(i3) ou Y'L, voir /{ép., I, 163, 340 (deConslantine); Uaudissin. p. 28!». Tout cela est douteux.