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9. Même les figurines très banales de dieux égyptiens, en terre émaillée ou
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Nul (lion (lo la vallro <lii Nil n'a été plus populaîrp que liés' chez li's Phéniciens d'Orient et (iOccidrnl. l'n iri-inti n»inihre de menus ohjets, scarahéos cl chatons de hai,nu's -, li-^'urines en pâte émaillée, en os et en ivoire \ statuettes en terre cuite*, représentent '' ce nain haihn. au visaji^e lar^e et grimaçant, au nez éjtaté, à la huii^nje pendante, aux oreilles félines, aux jambes basses et arquées; sa tête est d'ordinaire coilîée dun hou(|uet de [)lumes. sa poitrine serrée dans une peau de fauve. Souvent il frappe, étreint ou porte en vain- (jueur des bêtes féroces ou fai)uleuses, des animaux malfaisants, contre lesquels il a engagé le bon combat : lions, griiîons, sangliers, serpents, etc. Il est quelquefois muni d'ailes ^ Beaucoup de ces images ont dû être fabriquées en Occident : un moule pour des statuettes d'argile a été trouvé à (>arthage'. On attribuait à la ligure grotesque de Bès un pouvoir prophylactique : c'était moins un dieu auquel on
on os, qui faisaient partie de colliers, ont dû garder longtemps lu valeur d'amulettes (conf. p. 118).
1. Il est certain que Bès (comme d'autres nains, mâles et femelles) était hien un dieu égyptien et que les Phéniciens Tont conni^ par l'Egypte : voir Krall. dans 0. Benndorf, Dos Ileroon von Gjolbaschi-Trysa (Juhrbuch der kunslliisloriscken Snmmlungen, Vienne, IX, 1889), p. 72 et suiv.
2. A. Carthage : Delatlre. Lex tombeaux puniques de Carlhage, p. l.'M4; le mt''mc, Hev. archéol., 1890, I, fig. à la p. 1.5; le mc^me, C. r. Acad. Inscr., 1900, p. 503; Merlin et Drappier, Ard el-KUeraïb, p. 08, (Ig. 40, et p. 81, fig. .50: Gauckler, Nécrop., p. 528, pi. CCXLIX, fig. 9 (= A/. Alaoui, Suppl., p. 118, n" 59. pi. LVII, fig. 13): etc. En Sardaigne : Ebers, /Inna/j deU'Instituto, LV, 1883, p. 94-95: Furlwjingler, Getnmcn, III, p. 110. Des scarabées d'importation phénicienne, représentant Bès, ont été aussi trouvés dans l'Est de la Sicile et en Italie. Pour les pays orientaux, voir, entre autres, de Ridder, Collection de Clercq, Vil, pi. XVllI, n"' 2707 et suiv.
3. M. Lavuj., I, p. 237 et pi. XXXIII, fig. 2; p. 243. Gauckler, pi. CLXXVll, en bas. Etc.
4. .\ Carlhage : Gauckler, p. 121, pi. LXXXI. On en a trouvé à Hadrumèle, qui sont plus récentes : M. Alaoui, p. 132-3, n"" 10-13, pi. X.XIX; ibid., Suppl., p. 103, n° 270, et p. 100, n" 288; Gauckler. Gouvel et llauuezo. Musée de Sousse (Paris, 1902), p. 11, n"* 1-2; p. .50, n" 2-4; pi. XIV, llg. 0.
5. Le plus souvent en |)ied; parfois la tête seule : M. Lavig., I, pi. XX.XIV, llg. 44 et .52; Merlin et Drappier, l. c, p. 82, fig. .59: Furtwângler, /. c, 111, p. 112; etc.
0. Pour les images ()héniciennes de Bès, voir surtout lleuzey, C. r. Acad. Inscr., 1879, p. 140-9: Furtw.ingler, l. c, p. tlO et suiv, 7. Voir p. 08, n. 0.
rendait un culte, qu'un démon tutélaire, une sorte de fétiche. Hérodote* parle des Patèques (Ilà-caixo!.) que les Phéniciens placent à la proue de leurs navires et qui ressemblent à la fois à des Pygmées- et à l'Héphaistos de Memphis. Cet Héphaistos était Ptah, que l'on représentait en fœtus, avec une grosse tête, un ventre et un derrière saillants, des jambes courtes et torses ; peut-être le terme nà-îa',xo(, est-il une altération du mot égyptien ^^ Si les Phéniciens ont donné le nom de Ptah aux figures, — évidemment prophylactiques, — qu'ils mettaient à l'avant de leurs vaisseaux, nous pouvons en conclure que ces images reproduisaient le tj^pe de Ptah plutôt que celui de Bès; du reste, par leur aspect général et leur attitude, les deux dieux ne différaient guère. Ptah, adopté, comme Bès, en Phénicie, s'y est probablement confondu avec une divinité appelée Chousôr*. Ce nom se retrouve en Afrique, où une inscription latine de Guelma mentionne un Auchusoî^^ (altéi\ition d'Abdchnsor^), « serviteur de Chousôr », et il n'est pas inadmissible qu'il ait servi à désigner la colline d' « Héphaistos », à Carthagène^