‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 388 sur 553 · ï. II, p · texte numérisé non relu

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8. De petits {groupes en terre cuite, trouvés dans ce cimetière, représi'ntent une déesse (|ui en porte une autre (voir p. 0((, n. 8). Ce sont prohablement Démêler et Coré. Mais, quoi (ju'en |)('nse M. liaudissin (Adonis, p. 267), ces statuettes, enfouies dans des caveau.x funéraires, n'out aucun rapport avec le HBuctuaire des déesses.

dans cette contrée sous la domination romaine'. Il est fort douteux que le dieu grec Pluton leur ait été adjoint dès l'époque punique^. Quant à Dionysos, dont la panthère est figurée sur l'ex-voto de Milkyaton, nous n'avons pas d'autre preuve de son association avec Perséphone. Les mentions de Liber Pater sont fréquentes dans les inscriptions latines de l'Afrique du Nord^ Mais le culte de ce dieu était distinct de celui des Cereres : il paraît avoir eu une autre origine*.

Dans la partie de la Sicile qui fut soumise à Carthage, les Élymes adoraient; sur le mont Eryx, une déesse que les Phéniciens assimilèrent à Ashtart^ Les Carthaginois l'eurent en grande vénération*. Ils mirent peut-être son effigie sur des monnaies qu'ils firent frapper dans l'île'. Des dédicaces à l'Ashtart de l'Éryx, rédigées en leur langue, ont été trouvées à Eryx même* et aussi en Sardaigne^ Tous les ans, disait-on, la déesse quittait son temple pendant neuf jours, pour se rendre

1. Gonf. p. 208. Dès que Carlhage fut relevée, il fut rétabli dans cette ville, en 44 avant notre ère : Héron de Villefosse, C. r. Acad. Inscr., 1910, p. 318. — La mention de Tellus, très rare dans les autres pays de l'Occident latin, est assez fréquente en Afrique (Toutain, Cultes, I, p. 339-341). L'inscription C. I. L., VIII, 12332 étant dédiée ■< Telluri et Cereri », on peut en conclure soit que Tellus ne se confondait pas toujours avec Gérés, soit plutôt que, des deux Cereres adorées par les Africains, l'une, la mère, est appelée ici Tellus, l'autre, la Pille, Ceres (conf. C. /. L., VIII, 8442 : « Plutoni et Gereri », où il s'agit certainement de Proserpine; Gsell, Musée de Tébessa, p. 34). Le serment d'Hannibal invoque la terre, en même temps que le soleil et la lune : c'est-à-dire, sans doute, les divinités qui présidaient à ces parties du monde (voir p. 232, n. I). Y a-t-il là une allusion à Déméter, devenue une déesse carthaginoise?

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