‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 389 sur 553 · Diodore, IV · texte numérisé non relu

Diodore, IV

7. Millier, Numisin., II, 73-70, n»' 16-17, et p. 82; Hill. Coins of ancient Sicily^ pi. X, llg. 7 : tôte de femme, coiffée d'un bonnet dit phrygien. Millier suppose (|ue c'est la Vénus de l'Éryx, et cela est possible. Cependant, sur les monnaies d'Kryx, la déesse ne porte pas cette coiffure : voir Ilill, L c, pi. IX. flg. 10-12.

8. CI. S., 135. Aux lettres 'RKHYM, qui suivent le nom d'Ashlart, on attribue d'ordinaire le sens de « longueur de vie » [qui donne une longue vie]. Mais il seinlile bic-n que HYM ne se rattache pas à 'IIK. Il faut, comme au n" 140, (•ompreiidrc tout simplement « Astarté de l'Kryx ».

y. Ibid., 140.

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en Libye, accompagnée de ses colombes sacrées '. Il n'est donc pas impossible qu'elle ait eu des dévots à Carthage. Un texte indicjue même qu'elle était adorée à Sicca Veneria (Le Kef) : des Sicules auraient fondé cette ville el y auraient tiansplanlé le culte de la Vénus Erycine -. On s'est demandé^ si ces gens de Sicile n'avaient pas été établis à Sicca par Carthage. Nous sommes plus disposé à croire que la « Vénus » * de Sicca a été identifiée avec celle de l'Eryx simplement parce que, dans les deux sanctuaires, des femmes se prostituaient aux visiteurs ^

Deux noms portés par des habitants de Carthage c(mtiennent [leut-étre ceux d'un dieu phrygien. Sabazios®, et d'un dieu de l'Arabie septentrionale, Doushara (Dousarès)'. Cela ne prouve pas. — si la conjecture est fondée. — que ces dieux aient été admis dans le panthéon punique. Des hommes d'origine phrvgienne et arabe, demeurant dans la cité africaine, auraient pu y prendre ou y recevoir un nom d'allure phénicienne, qui les aurait mis sous la protection d'une divinité de leur ancienne patrie. Il n'y a pas lieu de s'arrêter à une hypothèse qui voudrait retrouver sur quelques inscriptions la mention du dieu perse Mithra *.

Cette longue étude sur les divinités puniques a été, j)resque à chaque page, un aveu de nos hésitations, une constatation de notre ignorance. Une seule conclusion s'impose : c'est qu'à travers les siècles, les Carthaginois sont restés fidèles aux dieux

1. Élion, Nat. anim., IV, 2; Variae histor.. I. 15. AlhiMiéc. I,\, r,i p. .391, /.

2. Solin, XXVII, 8. Il dit seulement Veneria, mais il s'ajjil de Sicca Veneria : voir Valère-.Maxirne, II, 0, 15.

•3. Pais, Sloria crilicadi Homa, I, p. 252, n. 3.

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