Voir p
7. P. 201). 210. Sur ce geste, c«mf. Itoulanger, M. Lavig., Suppl.. I, p. 3-4.
8. Opinion de L. Muiler, lyumisni., III, p. 11)2, et Suppl.. p. 3(»; Ph. Berger, Gazelle arcliéol.. 1870, p. 110; Fr. Lenormanl, ibid., 1877. p. 29; etc.
9. Opinion de Gesenius, Monumenla, p. 174; Perrot, IV', p. 88; etc.
10. On trouve la main placée à l'intérieur d'une sorte de chapelle, dans le haut des stèles ."w.j, pi. IV du t. II, et 2042. pi. LV. Au n" 2018, pi. LV. elle est dressée sur ou socle. De; mémo, les deux mains de la stèle reproduite M. Lavig., 1, pi. I, llg. 3 [numérotée IJ.
CSELL, IV. 23
et, pour ainsi dire, dans le ciel de la stèle, là où apparaissent si souvent des astres'. Le symbole divin appelé signe de Tanit est gravé dans la paume de plusieurs de ces mains ^ Quand la main se trouve au bas de la pierre, on est plus disposé à admettre qu'elle indique la prière. Pourtant, sur des ex-voto qui sont consacrés, selon l'usage, à Tanit Pené Baal et à Baal Hammon, il y a à cette place deux mains droites^ : à moins qu'elles n'aient été tracées par besoin de symétrie, pour flanquer un autre motif*, il est permis de croire qu'elles se rapportent à la déesse et au dieu, car la dédicace est faite par un seul dévot. La distinction entre ce qu'on pourrait appeler la partie céleste de la stèle et la partie terrestre, n'était pas observée d'une manière très rigoureuse : le signe de Tanit, le caducée, d'autres images se ^montrent au-dessous comme au-dessus de l'inscription. Au sommet de quelques pierres, nous voyons un personnage se présentant de face et levant la main droite^; il ressemble tellement aux défunts des stèles funéraires, qu'il est difficile de reconnaître, en lui un dieu : c'est sans doute un fidèle en prière. N'a-t-on pas pu attribuer la même signification à la main isolée, figurée à la même place? Nous ne pensons donc pas que la seconde hypothèse doive être absolument
1. Sur la stèle C. /. S., 408, pi. II du t. II, la main est flanquée, d'une part, du croissant et du disque, d'autre part, du soleil.
2. Ibid., 300, pi. Ll du t. I; 618, pi. VI du t. II; stèle reproduite au n° 395, p. 428 du texte, t. I. Au n° 2633, pi. LV du t. II, la main est, au contraire, gravée à l'intérieur du signe de Tanit; de même, sur une autre stèle : Vassel, Éludes puniques, VIU, flg. à la p. 9 (extrait de la Rev. tunisienne, année 1918).
3. C. /. S., 283, pi. XLIX du t. I; 369, pi. LIV; 511, pi. III du t. II; 585. pi. V; etc.
4. Elles flanquent d'ordinaire un caducée, plus rarement une rosace (.369. pi. LlV du t. I), un vase (1476, pi. XXYI du t. II), etc. Noter que le motif du croissant lunaire entourant le discjne se trouve quehjuefois à doux exemplaires, flanquant une autre image : 194 et 229, pi. XLVIII du t. I; 593, pi. VI du t. II; 2042, pi. XL; 2378, pi. L. C'est évidemment pour la symétrie. — .\u n" 1817, pi. XXXIV du l. II, il y a trois mains, deux petites en flanquant une grande.
5. C. /. S., 19i, pi. XLVllI du t. 1; 532, pi. IV du t. Il; 989, pi. XIII; 1825, pi. XXXIV; 2383, pi. L {=M. Laviij., I, pi. 111, flg. 1). Voir aussi 3120, pi. LXIV. etilg. à la p. 281 du texte, t. 1. Sur une stèle dont le dessin est très grossier, le personnage est de profil : 1083, pi. XVI dit t. 11.
LE CL'LTE. 355
exclue. L'identité des deux gestes a pu faire intervenir l'idée de prièrt', (juoique le sens primitif de la main, sur ces monuments, soit, à notre avis, celui de puissance et surtout de protection divines. 11 est, du reste, possible qu'on ait fini par la tracer nuichinalement, comme une simple image prophylactique '. Elle a eu cette signification vague chez différents peuples, depuis des temps très reculés-. Ellle l'a encore dans l'Afrique septentrionale : les musulmans et les Juifs y sculptent ou peignent volontiers une main droite au-dessus de l'entrée de leur maison*; ils portent des bijoux-amulettes qui la reproduisent*.
Nous n'avons aucun motif de supposer que les Carthaginois aient adoré des animaux vivants, incarnations de divinités; nous n'avons pas non plus de preuves qu'ils aient représenté certains de leurs dieux sous la forme d'animaux. Cependant une déesse, — peut-être Astarté ou Tanit Pené Baal, — a été quelquefois figurée avec une tête léonine sur un corps de femme", et il n'est pas invraisemblable que, parfois aussi, Baal Ilammon ait reçu, à l'imitation de Zeus Ammon, des
1. On peut attribuer aussi une destination prophylaclique aux mains ouvertes qui terminent <Ies épingles en or ou en os (voir p. 92, n. 5: p. 101, n. 9); à celles qui forment des pendeloques de colliers (p. 96, n. 8). Main ouverte, au repoussé, sur une lamelle en or, trouvée dans une tombe du m' siècle : Delattre, Les grands sarcopUatjes anthropoïdes, p. 9.
2. Des l'époque (juaternaire, dans des cavernes des Pyrénées et de l'Espagne : Déchelelte, Manuel d'archéol. préhistorique, I, p. 252-3. En ftjrypte : voir, par exemple, .Maspero, Causeries d'Iùjyple, p. 232-3. En Bai)ylnnie, sur des cylindres. Etc. Les « signes pectiniformes », représentés sur des parois de cavernes dans le Sud-Ouest de l'Europe et, beaucoup plus tard, sur des stèles libyques (Gsell, Bull, archéol, du Comité, 1901, p. CLiii-iv), paraissent bien être des images altérées de mains. Sur ces mains prophylacliqiies, voir, d'une manière générale, G. .Mendel. Musées ottomans, Catal. des sculptures, lU, p. 298-300.
3. Voir, entre autres, Paliary, Assoc. franc, pour l'avancement des sciences, .Marseille, 1891, II. p. (mO et suiv. ; J. Tuchmann, dans Métusine, VIII, 1890-7, p. 59; D^utté, Mw/ie et religion dans l'Afrique du i\ord, p. 320. Souvent, c'est, non pas une image, mais l'empreint»; d'une véritabh; main, trempée dans un liijuide colorant.
4. Ces bijoux sont appelés i)ar les Européens mains de Fatma : P. Eudel, Dictionnaire des bijoux de l'Afrique du Nord (Paris, 1900), p. 81-82.