Voir p
4. Ce flacon a un fond large et plat. Voir C. /. S., -302, pi. LI du t. I; 1941, pi. XXXVII du t. II; 1938, pi. XXXVIII; 2057 et 2091, pi. LVl; 2733, pi. LVIl; 2823, pi. LVIII; 3006, pi. LXI; 3213, pi. LXVI; M. Lavù,., I. pi. IV, flg. 2. Sur un cippe : ibid., 11, pi. XVI, flg. 0 (à l'intérieur d'une chapelle). A la partie supérieure de plusieurs stèles, on a tracé un flacon d'une autre forme, se rétrécissant en bas {supra, p. 81, n. 5); il n'est pas dressé sur un socle. On ne doit sans doute pas y voir autre chose qu'un objet servant simplement au culte : à la môme place, il y a parfois une cassolette à encens (C. /. S., 1587. pi. XXIX du t. II ; 2630, pi. LV), un cratère (889, pi. XI), vase qui est d'ordinaire figuré au bas de la pierre.
5. Gazette archéoL, 1884, pi. 12. Carton, Le sanctuaire de Tanit, p. 145-7. Loynaud, C. r. Acad. Inscr., 1911, p. 476-7, n"' 8 et 13, et flg. à la p. 474.
6. A l'intérieur d'un édicule : Patroni, Mon. dei Lincei, XIV, p. 232-5; pi. X.XII. flg. 1, a; pi. XXIV, flg. 4; pi. XXV, flg. 1 et 3. M. Patroni {l. c, p. 235, n" 47) reconnaît un vase à «uses dans un objet flguré ibid., pi. .X.XII, flg. 1, d. Cela me semble douteux. Il n'est pas impossible que les imagos reproduites ibid., pi. XXIV, flg. 1 et 2, soient des vases auxquels on aurait donné un vague aspect humain (conf. infra, n. 8); mais je n'oserais pas l'afArmer.
7. Conf. Vassel, dans Cahiers d'avchéol. tunisienne, publiés par Henaull. Nouvelle série, II, 1914, p. 208-9.
8. Il s'agit bien, croyons-nous, d'un vase, comme l'attestent les bijoux dont nous allons parler; M. Carton (Le sanctuaire, p. 57, 142) y voit une pierre sacrée « à appendice cervical ». Parfois, le goulot est surmonté d'un disque ou cercle C. /. S., 2657, 2825). Peut-être a-t-oa représenté d'abord le Ûacon sommé de
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beaiuoiip plus anciens (vii'-m" siècles), trouvés dans des tombes cartluiginoiscs. montrent un llacon d'une forme dilTérente, llanqur de deux serpents sacrés; il re{)Ose aussi sur un socle, dans une sorte de niche'. <)n peut encore se demander si (juchiue emblème de la divinité n'était pa„s enfermé dans un C(dTret, dressé éj^alement sur un socle et coiffé d'un haut couvercle conique : coffret que des stèles représentent, soit seul*, soit accompagné d'une cassolette à encens et d'une aiguière*.
Ce ne sont pas les Phéniciens qui ont introduit en Occident le culte des pierres*, mais ils ont contribué à le propager. Il y avait chez eux plusieurs sortes de pierres sacrées. Les unes tiraient leur A-ertu de leur nature même : aérolithes qui tom-
l'image du croissant retourné sur le disquo (c'est ainsi qu'il apparaît sur plusieurs stèles : C. /. S., 302, li^S, 2G<.)I ; M. Lavig., I, pi. IV, llg. 2; ibid., II, pi. XVI, llp. (i). Puis le motif aurait été altéré et le disque soudé au flacon, de manière a consliluer une sorte de této. Le vase, ainsi complété, aurait pris un vague aspect humain. Il faut probablement rattacher à ce motif du flacon une image (jui lui ressemble, mais où le goulot est remplacé par une tête, dans laquelle on a sommairement indiqué les traits du visage, et où deux appendices dressés pourraient faire oflice de bras : C. /. S., lij:}2, pi. XXVIII du t. II; :j231, pi. L.WII; le n" 27G:{. pi. LVII, montrerait la transition.
1. .W. Lavij., I, p. 220-7, pi. XXXIl, llg. 8; M. Alanui, Puppl., p. 113, n° Ki, pi. LVII, flg. (i; (janckler, Nécrop., p. .").")!)-")00. Voir aussi Marshall, Cutaloijue of the jtweUery in Ike Brilisk Muséum, p. 157, n° 1547, pi. XXV (bijou trouvé en Sardaigoe). Sur un autre bijou carthaginois, le vase a une forme arrondie, qui le fait ressembler à une gourde; il est flanqué de deux objets dont je ne reconnais pas la nature: DelaUre, C. r. Acad. Inscr., 1!)08, flg. à la p. 509. Un vase sans anses, à panse allongée, est représenté sur des pendeloques plus récentes : DclaUre, Sainte-Moniiiuc, 3° mois, p. 5, flg. 10.
2. C. I. S., 2().")2, pi. LV du t. Il = M. Lavuj., I, pi. I, flg. .T [numérotée 2].
3. C. I. S., 2017, pi. XL; 21.50, pi. XLIV. Je crois que c'est, non pas un gâteau, comme on l'a supposé, mais un objet analogue aux cistes de certains cultes grecs et orientaux.
4. Niius n'avons cependant pas de preuves que ce culte ait existé avant eux dans r.\fri(iue septentriimale (conf. t. I. p. 244, n. 1). Pour .Malte et Gozzo, la Sardaigne, l'Kspagne, vnir l'errot, III, p. 2'.IS-0, 304-5; A. .Mayr, Die vorgescUichtlichen Dcnkiwiler von Malin (AhUundl. der pltilos.-philul. Classe der baver. Akad., XXI, 111 Ablh.. l'.IOl), p. G4i», 070, (iS3-4, 714; L. Sirel, i:Espa,jne préhistorique (extrait de la Hevuc des questions scientifiques. I8U3), p. 40-41.
baient brûlants des espaces célestes', galets en matière volcanique, silex sphériquës ou ovoïdes qui recelaient du feu; peutêtre aussi haches et coins polis, outils préhistoriques pris pour des traits lancés par la foudre. D'abord, on crut probablement que ces pierres étaient imprégnées d'une sorte de fluide, force impersonnelle qui pouvait être utile aux hommes. Puis on attribua les effets qu'on attendait d'elles à un esprit qui les habitait, à un dieu qui y détachait une de ses âmes. Des textes grecs et latins les appellent ^aîxuAot, ou PaixiiXia, baetyli. Le terme est employé pour des pierres adorées en Phénicie -, en Syrie ^ dans l'Afrique du Nord*. Malgré les doutes exprimés par quelques savants ^ il semble bien être d'origine sémitique et signifier « demeure de Dieu » *. Grâce à des gens adroits, certains bétyles prenaient vie, se mouvaient, émettaient des sifflements, etc., et rendaient ainsi des oracles''.
D'autre part, c'était un usage d'ériger des pierres, de dimensions plus grandes et de forme allongée, là où s'était accompli quelque acte dont on voulait garder le souvenir, là où l'on avait enseveli un mort, là où une divinité s'était manifestée et où un sanctuaire avait été établi en son honneur. Le mot phénicien macceôa^, qui s'appliquait sûrement à des cippes funéraires, désignait peut-être, d'une manière générale, ces diverses pierres dressées, de même que le mot hébreu maccebah^ . Elles ont pu
1. Voir, entre autres, Philon de Byblos, II, 24 (Fracjin. hist. Gr., III, p. 309).
2. Philon, II, 19 (p. .568). Damasfius, Vita Isidori, 94 (Didot, p. 129). :t. Damascius, l. c, 203 (p. 137-8). Etymolog. magnum, s. v. Bai'fj/.o;.