Voir infra, p. 374, n
5. Voir, après J. Halévy et d'autres, M. Mayer, dans le Lexikon de Hoscher, II, p. 1.524; Dussaud, Reu.de Vhist. des religions, 1911, II, p. 349.
R. Une dédicace trouvée eu Syrie s'adresse i]£t[xi(o -/.al }l1-j[xo£tû)(i) (Inscr. Graec. ad res Rom. perlin., III, 1009); le nom du second dieu signifie sans doule : « Celui qui habite avec Simios dans le bétylo ». Il y avait chez les Phéniciens et les Hébreux un dieu appelé Bcthel (BatTj)o;, dans Philon, II, 14, p. 567). II avait dii emprunter son nom au nom des pierres dans les(iuelles on l'adorait : c'est du moins l'hypothèse que je crois la plus vraisemblable.
7. Damascius, l. c, 203; conf. Philon, II, 19. Il est vrai que ces joui^leries ne sont alLestécs <]ue pour des temps postérieurs à notre ère.
8. MÇBT (MNÇBT sur des inscriptions puniques de basse époque : voir Rép.
être (lôsiirnt'os aussi par le terme nmh, (jui se rattaclir, comme macceùut. ù une racine siguiliant « éri};:er » '. Quand elles se rapportaient à un dieu, elles prenaient un caractère sacré ", et celui dont elles coniniénutraieiil l'apparition continuait à être présent en elles. Elles aussi étaient des demeures divines ^ Tantôt on leur laissait leur as[)ect brut, tantôt on les taillait réi^^ulièrement en cône, en pyramide, en obélisque.
Bétyles et cippes recevaient des hommajj^es, étaient oints dhuile, enduits de graisse. Il y en avait dans des lieux saints fort humbles, comme dans de grands temples, à Sidon*, àTyr", à Byblos*, à Paphos' : pierres fameuses et vénérées, que représentent des monnaies de l'époque impériale.
L'usage, de plus en plus répandu, d'attribuer aux dieux une forme humaine ne fut pas sans exercer quelque influence sur les adorateurs de ces objets. On paraît s'être plu à choisir des pierres auxquelles des jeux de la nature donnaient une vague ressemblance avec un visage ou un corps d'homme"; ou bien des retouches créaient cette ressemblance. Le fétiche devenait ainsi une idole.
Quelques documents prouvent que le culte des pierres florissait dans l'Afrique septentrionale au temps de la domina-
d'ép. sem., I, 162 et 2H7), lerriie usité pour des iiiniiumonts funéraires, du simple cippe au tnnusolée. .Mais on le trouve appliqué à une stèle lionorilhiue (liép., IIL 121.5. I. .")el(5).
t. On a découvert à Ca;^liari une base olilongue, sur le devant de laquelle est f-'ravée uni' dédicace phénicienne à Uaal Shatnim. La face supérieure présente un encastrement, qui devait servir à lixer deux NÇBM, mentionnés dans l'inscription : C. I. S., LIU et pi. X.\X du t. 1. Ce mot necih s'appliquait à des stèles, à des cippes : voir supra, p. 33i); conf. Philon, fragm. VIU (p. .571).
2. Voir Hhilou, I. 7, et II, 8 (p. .504 et .5()(i), où il est question de « stèles » aux([uelles les Phéniciens rendaient un culte.
■i. l'our les lléhreux, voir Gcnhc, X.Wlil. 22.
4. Uabelon, Monnaies (jrccijues de la liibliolh. nationale, Perses Achéménides, p. 2.5.5 et suiv., a- 17.5:)-:), 17tiO el suiv., etc.; pi. XXXII, ll^^ 10 et 15.
5. Ibid., p. :i:UJ et suiv.. n"' 22.55, 22.58, 2270-1, 2302. 2;t44, 2;îi'.). 2:1.50-. pi. XXXVIl, llfr. «, 11 et 10; pi. XXXVIII, lifr. 2i et 2.5. Voir aussi Philon. Il, 24 (p. .509).
0. Bal.elon, /. c, p. 200. n * i;i«.l4-5; pi. XXVII, (Ifr. Il et 12.
7. Ibid., p. 115, 117-122. Tacite, Uisloircs. Il, :t. .Maxi de Tyr, Diss., Vlll, S.
Heutéro-Servius. In Arneid., 1. 720.