C. I. S., 43.J, pi. LVll du t. I
LK CULTR. 381
les bras tiennent quelque objet' ; quand c'est le croissant de la lune, il faut bien croire qu'une divinité seule pouvait le porter.
L'hvpothèse qui prétend reconnaître dans le sij^ne de Tanit une liaclie déformée- ne se fonde pas sur des arguments solides. Celle (|ui lidt'ntiiie avec la croix en T surmontée d'un anneau, dite croix ansée, symbole et hiéroglypbe de la vie chez les Kgvptiens. peut invoquer Tassez grande ressemblance des deux figures', surtout s'il est vrai que. dans les représentations les plus anciennes du signe, les bras n'aient pas été coudés; pourtant la croix ansée, même lorsque la branche verticale s'évase vers le bas, n'offre pas dos c6tés aussi inclinés que ceux de notre image. .Malgré cette différence, il n'est pas inadmissible que la croix égyptienne ait suggéré l'idée de former une figure analogue, en associant les éléments dont nous allons parler*. Mais nous n'avons aucune raison de supposer que l'ensemble constitué par ces éléments ait eu. pour les Carthaginois, le sens attribué en Egypte à la croix ansée".
Ecartons aussi l'hypothèse qui voit dans le signe de Tanit une image conventionnelle, tracée géométriquement, d'un