Toutain, Cultes. \" partie, III, p
8. Pernil et Chipie/, III, p. 21)2 et suiv. A. .Mayr, Dir l'anjcschiclUliclien Dfnhmiiler von Mnlla, p. Ol-T et suiv. T. Asby et autres, dans Papers uf the Britisk School at Honte, VI, l'.)13, p. 1 et >uiv.
à (les temps plus anciens, et il est douteux qu'ils aient eu une destination religieuse*.
Dans les campagnes cananéennes, les lieux saints consistaient en des aires, aplanies tant bien que mal, généralement entourées d'une grossière enceinte. A l'intérieur, se dressaient l'autel, bâti en blocs bruts ou équarris d'une manière sommaire, les pierres et les pieux sacrés ; il n'y avait pas de temple ^ Des sanctuaires analogues ont été établis par les Phéniciens en Afrique : tel était encore, semble-t-il, sous la domination romaine, l'aspect du haut-lieu oîi l'on adorait Satnrnus Balcaranensis^. Mais, dans les villes, en Occident comme en Orient, ces aménagements rudimentaires eussent été trop modestes : les architectes intervenaient, s'inspirant de .modèles étrangers, égyptiens et, plus tard, grecs^.
Cependant l'aire, plus ou moins vaste, limitée par une enceinte, resta une des parties essentielles du sanctuaire ^ C'était là qu'on enterrait habituellement ^ comme dans les lieux saints des campagnes, les vases contenant les restes des sacrifices et les offrandes; là qu'on érigeait, au-dessus de ces dépôts, les stèles, témoignages des actes rituels accomplis par les fidèles à la suite de vœux". Quelquefois, l'aire était encadrée par des portiques. Au centre ou au fond, s'élevait un édifice ou un édicule, qui contenait la statue ou la pierre dans
1. Voir Schuchhardt, dans Sitzungsberichte der preussischcn Akad. der Wissenschaflen, 1914, p. 277-302.
2. Voir, CQtre autres, Lagraage, Études, p. 180 et suiv. Gonf. la courte description du sanctuaire du mont Carmel par Tacile, Ilist., II, 78.
3. Toutain, l. c, p. 47. On n'a pas rencontré de vestiges de temple à Ain Tounga, au lieu où ont été trouvés des centaines d'ex-voto, dédiés à Saturne : Berger et Gagnât, Bull, archéol. du Comité, 1880, p. 208; Gagnât, Gauckler et Sadoux, Les temples païens de la Tunisie, p. 79.
4. Un véritable temple, couvert d'un plafond en cèdre, aurait été, selon Pline l'Ancien (XVI, 21b), élevé à Utique dès la lin du xu" siècle.