Rép., II, 510 : rab Uohenol
l'Etat, sur la dédicace des sanctuaires d'Astarté et de Tanit du Libanon\ Sur une épitaphe, une femme de haute condition est qualifiée de « chef des prêtres » (non des prêtresses)^ : on peut supposer qu'elle commandait soit à un clergé des deux sexes, attaché à un temple, soit à l'ensemble du clergé de Carthago. En Phénicie, à Sidon, à Tyr, des rois, des reines, des personnages du rang le plus élevé exerçaient des sacerdoces ^ A Carthage aussi, des gens appartenant à l'aristocratie étaient investis de dignités religieuses : au vi* siècle, le fils du célèbre général Malchus*; à l'époque des guerres contre Rome, des sufètes^ (il s'agit sans doute déjuges inamovibles), des parents de sufètes®. Quelques inscriptions attestent que ces dignités s'accumulaient dans certaines familles : un prêtre de Baal Shamim descendait de deux prêtres en second et de deux grands prêtres'; un grand prêtre était fils d'un grand prêtre*; une prêtresse était femme d'un grand prêtre, fils d'un grand prêtre®. On peut même croire que des sacerdoces se transmettaient de père en fils*", par droit d'hérédité : Justin dit qu'il en était ainsi de la prêtrise (probablement de la grande prêtrise) de Junon". Nous n'avons pas d'autres renseignements sur le
1. Rép., I, 17, 1. 8. Vu l'étendue do la lacune, il se peut que deux {grands prêtres aient été mentionnés : Clermont-Gauneau, Rcc, III, p. 17.
2. Rép., II, 786. M. Vassel {Études puniques, Vill, [). 15; extrait de la Rev. tunisienne, 1918) fait observer que, dans l'épitaphe Rép., II, .'):38, le titre rab kohenini s'applique vraiseniblabloment à une lenime, car le nom Muttuubaal est bien plus fréquent pour les femmes que pour les hommes.
3. C. /. S., 3, 1. 15. Rép., III, 1202. Joséphe, Contre Apion, I„18, § 123. Justin, XVIII, 4, 5 et 15.