Ibid.,2r
12. Ibid., 203 (une femme en fait partie). — Diodore nous apprend (jue, quand le cuite de Déméter et de Goré fut introduit à Carlhage, on prit soin d'attacher des Grecs au service de ces déesses : voir p. 346.
13. C. I. S., 237-9, 363 (?), 376; Berger, Rev. de lliisl. des religions, 1912, I, p. 15 tabhali.
14. C. I. S., 352. M. Du8saud(/iun. archéol. du Comité, 1914, p. .339-340) voudrait reconnaître sur des inscriptions puniques la mention de porteurs de lanternes, qui auraient pris part à des fêtes religieuses.
15. C. /. S., 257-9, 588 : gallab ilim. 11 y en avait aussi à Cititini ; ibid., 80, A, I. 12. Noua ue savons pas si les prêtres de Carlhage portaient les cheveux ras, comme les prêtres du temple de .Melqart voisin de C.adés (Silius Italiens, III, 28). II est douteux (lue l'intervention de barbiers sacrés ait été nécessaire (juand de» gens se rasaient la léte en signe de deuil, ou bien Se tailladaient la peau, soit pour la même raison, soit dans des crises d'exaltation (pour ces usages chez les Phéniciens, voir Lucien, De dea Syria, 6; / Rois, XVill, 28).
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leur métier dans des sanctuaires'. Il y avait évidemment aussi des chantres et des musiciens ^ Des femmes tenaient différents emplois^ : une servante sacrée est indiquée, sans plus de précision, sur un ex-voto*.
Dans des contrées de l'Orient, en Asie Mineure, en Arménie, en Babylonie, en Palestine, en Phénicie, en Chypre", des femmes se prostituaient aux abords de certains temples, où l'on adorait la déesse de la fécondité ®. Sur l'origine de cette coutume, plusieurs hypothèses ont été émises; la plus spécieuse est peutêtre celle qui y reconnaît un rite magique, destiné à fortifier la puissance génératrice de la déesse par l'accomplissement, en sa présence, de l'acte initial de la génération''. Du reste, les usages n'étaient pas partout les mêmes : des raisons diverses avaient pu modifier, atténuer ou, au contraire, aggraver les pratiques primitives. Dans des sanctuaires, les prostitutions avaient lieu au cours d'une fête solennelle; dans d'autres, en tout temps. Ici, c'était une obligation imposée aux femmes soit une seule fois, soit à plusieurs reprises, soit pendant un temps plus ou moins long, une nécessité que les vierges avaient à
1. Le terme sojîr, « scribe », « secrétaire », se trouve sur plusieurs inscriptions de Garlliajïe (voir t. II, p. 201, n. 4) et sur une inscription de Tharros (C. /. S., 134). Des chefs des scribes sont mentionnés à Cartilage (Rép., 11, 891) et à Constantine (Chabot, Journ. asiat., 1917, II, p. 54). Le personnel du temple de Citium comprenait des scribes, avec un chef (C. I. S., 8G, A, 1. 14); mais, dans les textes que nous venons de citer, il ne s'agit peut-être pas d'emplois religieux.
2. Les cymbales intervenaient dans des cérémonies du culte. On connaît deux de ces instruments qui portent une inscription : voir supra, p. 75, n. 12.