‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 444 sur 553 · Conf. l'inscription de Citium : C. /. S., 86, B · texte numérisé non relu

Conf. l'inscription de Citium : C. /. S., 86, B

5. Voir, entre autres, J.-G. Frazer, Adonis, Attis, Osiris, .1° édit., 1, p. 30-39. 1 suffira de mentionner ici les textes relatifs à la Phénicie : Lucien, De dea Syria, 6; Eusèbe, Vita Conslantini, 111, 55, et Laud. ConsUiiUini, 8 (à Ryblos et, près de là, à Afca) ; Athanase, Oral, contra génies, 26; et les textes relatifs à Chypre ; Hérodote, I, 199; Justin, XVIll, 5, 4; Athénée. Xll, 11, p. 516, a; Laclance, Imi. div., I, 17.

6. Nolons qu'au contraire, les femmes n'étaient point admises dans le teniple de Melqart de l'Ile de Gadès : Silius, III, 22.

7. Ce qui n'explique pas pourquoi les femmes devaient se livrer au premier venu. En outre, il eut fallu qu'on eût bien oublié la signification primitive du rite pour admettre la substitution de mignons aux femmes.

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suhii* avant leur nianairc; là, un mt'-lior, libromenl exercé, qui assurait à des courtisanes des moyens d'existence, qui leur permettait d'amasser une dot.

Nous n'avons pas la preuve que ces prostitutions aient été transportées de Phénicie ou de Chyj)re à (larthage '. Des auteurs anciens nous apprennent que, dans deux temples de l'Occident, sur le mont liryx et à Sicca (le Kef), des femmes se livraient aux visiteurs-; si les Africaines, après avoir ainsi cojistitué leur dot, devenaient, assure-t-on, des matrones fort honnêtes, elles n'en avaient pas moins mené, pendant leur séjour à Sicca, une vie de tîllcs publiques. 11 n'est pas certain que ces prati({ues aient été d'ori^rine phénicienne : la Vénus de l'Eryx n'était pas une divinité des Phéniciens^, et l'on affirmait, à tort ou à raison, que la Vénus de Sicca était identique à celle de l'Eryx*. Kn ces deux lieux, comme aussi à Locres, dans l'Italie méridionale % l'usage des prostitutions rituelles a pu venir d'ailleurs''; dans le pays même des Phéniciens, il est possible qu'il ait été importt' (le l'Asie Mineure \

En Phénicie % en Palestine % probablement aussi dans l'ile

1. Dans ce passafre de saint Aiif^uslin [Cio. Dci, IV, 10) : « [Venus], cui etiam Phopnices donnni dabant de proslilutionc liliaruni, anlequain eas iunj^erent viris », il s'ajjit peut-être des Phéniciens de Phénicie.

2. Pour Kryx, voir Diodore, IV, 83, (i; Strabon, \'I, 2, (i; pour Sicca, Valère- Maxime, II, 0. 1.5.

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