‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 445 sur 553 · Justin. .\.\1. 3, 2; Athénée. XII, 11. p. ."ilC, a · texte numérisé non relu

Justin. .\.\1. 3, 2; Athénée. XII, 11. p. ."ilC, a

G. A Corinthe, où il existait aussi (Sirabon, VIII, fi, 20). il pouvait être d'oripine phénicienne, mais je n'oserais rafllrnier. 11 n'est pas du tout nécessaire d'attribuer ix des influences phéniciennes la coutume ([n'ont encore des femmes indifrènes, surtout celles de la tribu des Ouled .Nail, de se procurer une dot par la prostitution. Cette pratique n'a aucun caractère rituel, et l'on n'a pas prouvé qu'elle en ait eu un autrefois. Si les Ouled Nail ne la trouvent pas blâmable, c'est peut-être simplement parce qu'ils en lireui profit.

7. Voir Ed. .Mi^yer, Geschichle des AUcrluins, 2" édit., I, 2' p.irlie. p. 374, fiOn, P.50.

8. Kuséhe, Vila Conslanlini, III, "i"). et l.aiid. ConslaïUini, 8

». DeuUronome, .\XII1, l«. / huis, XXIll, 7.

de Chypre*, c'étaient parfois des hommes, non des femmes, qui offraient leurs services. Rien ne nous oblige à croire que de semblables personnages aient vécu autour des temples puniques.

Sauf les sacrifices, sur lesquels nous avons des indications précises, les cérémonies, ordinaires et extraordinaires, du culte nous sont inconnues. Nous ne savons rien sur les fêtes religieuses qui devaient se célébrer à des dates fixes ^, comme celles d'Adonis à Byblos' et de Melqart à Tyr*. Un misérable fragment d'une inscription carthaginoise ^ semble avoir appartenu au rituel d'une solennité, qui durait au moins cinq jours et qui avait lieu au printemps, car on y offrait des prémices. Le quatrième jour, on consacrait dans un temple un rameau d'arbre fruitier, un pain d'une substance parfumée (?) ; pour ce

2. Dans un récit dénué de valeur historique, Tite-Live (XXVI, 17, 12) raconte qu'un général carthaginois pria un général romain de remettre au lendemain une entrevue projetée, afin qu'elle ne tombât pas en un jour où la religion interdisait aux Carthaginois de s'occuper d'aucune affaire sérieuse. Est-ce une allusion à un sabbat punique? à une fôte annuelle? Nous l'ignorons. — Sallusle {Jugurtha, LXVI, 2) parle d'une grande fête joyeuse, qui avait lieu en hiver [ibid., LXVIII, 2) et qui, à la fin du n° siècle avant J.-C, se célébrait dans toute l'Afrique du Nord. Mais il ne dit pas qu'elle ait été d'origine carthaginoise. — Des inscriptions néopuniques de l'époque romaine, trouvées dans la Tunisie centrale et non loin de Souk Arrhas, indiquent que des vœux furent acquittés, que des stèles furent érigées « au jour heureux et béni » (Rép. d'ép. sém., I, 303-6; Dussaud, Bull, archéol. du Comité, 1914, p. 45; Chabot, C. r. Acad. Inscr., 1916, p. 128-131). S'agit-il d'une fête périodique (Clermont-Ganueau, Rec. d'archéol. orientale. Y, p. 106; Dussaud, Le.)? ou bien du jour où le dieu avait exaucé le vœu, comme une stèle de Constantine permettrait de le croire : Rép., I, 331 ; Chabot, Journ. asiat., 1916, I, p. 448 (<•... parce que Baal llamnion a entendu sa voix, l'a béni au jour heureux, au jour béni » ; conf. Isaïe, XLl.X, 8)? A la seconde hypothèse, on peut objecter qu'en général, il n'eût pas été facile aux fidèles de se libérer aussi promptemenl de leur dette.

3. On a vu (p. 324) que rien ne prouve la célébration de ces fêtes chez les Phéniciens occidentaux.

4. Conf. supra, p. 312. Pour les sacrifices annuels ollerts par les Carthaginois à « Hercule •> et à " Cronos », voir p. 407-8,

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