‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 452 sur 553 · Tertullien, Apol · texte numérisé non relu

Tertullien, Apol

9. Porphyre (De absliiientia, II, 27) dit qu'à Garthage, tù Kp6v(;> y.oivf) Trotvxec

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pas. Etait-ce un tribut annuel, exigé par le dieu, une part, — la plus prt'ciouse, — qui lui revenait sur les biens (ju'il daignait accorder aux hommes? Une sorte d'oblation de prémices? on n aurait choisi que des enfants nés depuis la cérémonie de l'année précédente •. Un radial? les innocentes victimes auraient été chargées de toutes les fautes du peuple et les auraient abolies par leur mort. Les sacrifices extraordinaires dont nous allons parler étaient des rites d"exj)iation et de substitution : il est permis de supposer qu'il en était de même de ceux qui se faisaient à date fixe.

Avec le temps, les sentiments naturels se révoltèrent contre les exigences de la religion. Diodore raconte* que des familles de l'aristocratie achetaient et élevaient secrètement des enfants, pour les présenter à la place des leurs.

On offrait aussi des enfants à Saturne, quand survenait quelque calamité, peste, grande sécheresse, désastre militaire, etc. \ afin d'apaiser le dieu, dont la colère avait des effets si terribles*. Ces cérémonies exceptionnelles étaient célébrées, comme les autres, au nom de l'Etat. Le nombre des victimes variait. A la fin du v* siècle, lors d'une peste qui s'abattit sur une armée assiégeant Agrigente, le général Himilcon ne sacrifia qu'un enfant ^ En 310, quand Agathocle vint camper

1. . lufantps • : Terlullien, ApoL, 9; Minucius Félix, XXX, 3.

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