XX. H
3. Justin, XVIII, 6, 12, ot les textes mentionnés ci-après. Les Garthajîinois ne fai,Haienl que suivre l'exemple des Phéniciens : Quinte-Gurce, IV, 3, 23; Pliilon d.- Byl)lo8, il, 24, IV et V (Fragm. hisl. Gr., III, p. .^69, 570-1); Porphyre, De abslinentia. II, 36.
i. C'était une rançon qu'on lui payait. Philon (IV et V, p. 570-1) le dit expressément à propos (les sacrifices d'enfants qu'on avait céléhrés autrefois en Phénicie, dans des circonstances semblables : àvTt t/,; ttjvtwv yôopk; ... /.yrpov Toï; T'.'jfopor; ôa(|jio7:. Clitarquo (dans Scholia Graeca in Plalonem : Platon, coll. Didot. III, p. 321) donnait une indication dilTérente : les Phéniciens et surtout les Carlhairinois auraient fait vœu d'oiïrir de tels sacrifices à Cronos pour obtenir la réussite d'entreprises très impDrtantiîs.
5. Diodore, XIII, 86, 3. A propos de ces sacrifices extraordinaires, Clitarque (/. r.) ne parle que d'une seule victime, qui aurait été volontaire. Conf., pour les Phéniciens, Quinte Curce, IV, 3, 23; Porphyre, De abstin.. Il, .")(i.
près de leurs murs, les Carthaginois en sacrifièrent cinq cents : il fallait obtenir le pardon de Cronos, irrité, croyait-on, des substitutions frauduleuses que les nobles avaient à se reprocher et qu'une enquête révéla. Deux cents enfants furent d'abord choisis dans les premières familles. Puis d'autres furent livrés volontairement par leurs parents, qu'on accusait d'avoir éludé la loi, et leur nombre s'éleva à trois cents ^ Aucun texte ne mentionne expressément de semblables sacrifices à l'époque des guerres puniques ^
Les victimes que le Baal réclamait étaient, nous l'avons dit, placées sur les mains inclinées de sa statue de bronze et glissaient dans une fournaise ^ Elles n'étaient donc pas égorgées avant d'être dévorées par le feu*. On prétend que les parents assistaient à cette horrible scène; par des caresses, ils empêchaient leurs enfants de pousser des gémissements, qui n'eussent pas été agréables au dieu *.
Quelques inscriptions se rapportent à des sacrifices non officiels, en usage dans les sanctuaires puniques. Ce sont des tarifs, édictés par des magistrats préposés à l'administration du culte ^. La plus célèbre de ces inscriptions'' a été trouvée à Marseille, où des circonstances inconnues l'ont portée, peut-être dès l'antiquité, mais elle est originaire de Carthage*. Elle fut