T. II. p. 81. n
3. Une ciiKjuanlaine de stèles, découverles au Sud-Ouest du port circulaire, présentent des caractères particuliers. Taillées dans une pierre plus foncée et plus dure ((ue le calcaire jaunâtre des autres ex-volo, elles sont d'ordinaire plus {grandes : certaines attei;,'nent presque un mètre. Voir C. I. S., t. I, p. 280, et des spécimens de ces stèles dans M. Lavig., I, pi. II, flg. .'5-8; pi. III, fig. ,5-'.t; pi. IV, (Ig. 1, 5 [numérotée 7] et ».
4. Des stèles cjui portent des images jusqu'au bas (voir, par exemple, <L I. S., t. 1, fl;r. à la p. 2S0) devaient être fixées sur un socle.
li. On les retrouve en Phènicie. en Chypre, à .Malte et dans des inscriptions d'.\fri(|ue postérieures à la chute de Carthage (à Constanti ne, DouRp:a,.Maktar, etc.).
<î. Quelquefois les noms des divinités mancjuent : CI. 6'., 231, 422-434, 313.").
7. Dans la formule ordinaire, il est impossible de reconnaître si les verbes sont au singulier ou au pluriel. II y a des variantes. Pour l'une d'elles, assez fré(|uente, le sens est certainement : « elle a entendu •. Souvent, le second verbe, (|ui est à une troisième personne masculine, sans doute au pluriel, exprime un souhait : • qu'ils le béuisseat! •: exceptionnellement pour le premier verbe : OSELL, IV. 27
que, etc. » manque fréquemment'. Ce que le dédicant avait promis par un vœu, ce qu'il avait offert", après avoir éprouvé la faveur divine, c'était le sacrifice, dont les restes devaient être enfouis sous la stèle, c'était aussi la stèle, appelée en phénicien necib. Nous ignorons le sens exact de l'expression necib Milk Baal, qui désigne plusieurs ex-voto ^
Le nom du dédicant est, en général, accompagné de celui de son père S souvent de ceux de son grand-père et d'autres ascendants. Çà et là, une indication de métier, de dignité religieuse ou civile, et, pour des étrangers, de lieu d'origine. Les hommes sont beaucoup plus nombreux que les femmes ^ Il est exceptionnel que la dédicace soit faite par plus d'une personne*, ou au nom de personnes différentes de celle qui a accompli le vœu^
L'inscription est parfois flanquée de deux colonnes ou pilastres^; elle est souvent bordée en haut et en bas par des motifs
« qu'ils entendent! •■ Parfois, pour le second verbe, une forme qui signifie soit « qu'elle le bénisse! ", soit « bénis-le! », soit « bénissez-le! » La même forme est plus raî-e pour le premier verbe: « qu'elle entende! «ou « entends! », ou « entendez! » Voir C. /. S., p. 289 du t. I, au n" 180; ibid., p. 291, au n" 182; p. 272, au n° 178; t. II, p. 100, au n" 852; Lidzbarski, Handbuch der nordseinitischen Epùjrapidk, p. lo.'j.
1. Ailleurs, on ne trouve que la première phrase de la formule Uaale. — Au lieu de « ce qu'a voué N. », on rencontre quelquefois une autre formule : .. vœu de N. » (C. /. S., 429, 430, 321); » don de N. » (192); « ce qu'a voué en don N. » (409); <■ don qu'a voué N. » (410; formule qui se retrouve à Constantine : Rép., I, 327, 329); « ce qu'a offert N. » (411-G; conf. 401, 408, 380).
2. Conf. note précédente. Sur quelques stèles de l'époque romaine, découvertes à Ain Tounga, le terme punique nasililim, qui signifie « offrande à la divinité », est inséré dans la dédicace latine : C. /. L., VIII, 14987 (et les références données sous ce n°).
3. Supra, p. 339. Pour l'expression nec(6M(7fca(6)'miçraïm du CI. S., 198, voir p. 340.
4. Quand le nom du père est omis, le dédicant peut être un esclave, du moins si l'ex-voto est fait par un homme; pour les femmes, voir p. 216, n. 0. Quelquefois, c'est le nom de la mère qui est indiqué, probablement par des gens nés hors mariage : voir p. 216, n. 3.