C. I. S., 138, pi. XXIX du t. I
0. Patroni, Mon. dei Lincei, XIV, p. 228 et suiv., pi. XXi-XXV.
7. Héfj., III, 1217-1221 (sans nom de divinité, mais ou a recueilli eu ce lieu une poterie avec une dédicace a Tanit Pêne liaal : ibid., 1222; couf. supra,
s. Voir p. 375.
II. P. 270, u. 3. Image analogue sur des stèles d'une autre ville phénicienne de ."^ardai^ne. Suici : Perrol, 111, p. 2.")3, lig. n)3, et p. 310, llg. 233 (sur uu socle, a l'iulerieur d'une chapelle).
obtenir d'elles la révélation de l'avenir. Des personnages, qui faisaient partie du clergé, servaient d'intermédiaires ^
Des figures de petites dimensions, en bois, représentant des dieux, étaient portées sur des litières; leurs mouvements, probablement dirigés et certainement expliqués par des prêtres, répondaient aux questions des consultants^. Ces statues devaient être articulées, comme celles qui jouaient le même rôle en Egypte ^ iSous l'Empire romain, il y avait dans le temple de Caelestis, à Garthage, des prophétesses, qui, possédées de l'esprit divin, rendaient des oracles fameux \ Il en était peut-être de même, quelques siècles auparavant, dans le sanctuaire de la grande déesse punique. A l'époque de la première Garthage, des oracles étaient rendus au fond d'une grotte consacrée à une Vénus marine, c'est-à-dire, semble-t-il, à Astarté, dans un îlot voisin de Gadès^ Gomme tant d'autres peuples, les Garthaginois croyaient quie les dieux envoyaient des songes pour faire connaître leurs desseins". La science compliquée qui lisait l'avenir dans le foie des victimes avait été empruntée par les Phéniciens à laBabylonie ou à l'Assyrie; elle était en faveur à Garthage'. La foudre donnait aussi des avertissements*.
1. Il y avait peut-être à Garthage, comme en Orient, des sortes de derviches, prophètes ou plutôt diseurs de bonne aventure, n'appartenant pas au clergé officiel. Mais aucun texte ne le prouve. Une inscription néopunique d'Allhiburos ne paraît pas mentionner un « voyant », comme Ph. Berger l'a supposé (Journ. asiat., 1887, I, p. 465); M. Clermont-Ganneau {Rec. d'archéol. orientale, III, p. 333, note) croit qu'il s'agit d'un scribe.
2. Servius, Tn Acneid., VI, 68 : « Çdava... simulacra brevia, (juae portabantur in lecticis, et ab ipsis mota infundebaut vaticinalionem, quod fuit apud Aegyptios et Carthaginienses ». — Pour des bétyies qui, par leurs mouvements, rendaient des oracles, voir p. 372.