Gauckler, p. 439 (pour une de ces lamelles
Kl. Répétée deux fois, avec de légères variantes : /?('p., I, 19 et 20. 11. Découverte en Sardaignc. Berger, apud Gauckler, p. 400.
LES l'IlATlOLES FLNEHAIIIES. 4G;>
lions grecques, tracées sur des lamelles d'or, (jin' Idii a recueillies, en Crète et on Italie, dans des tombes dadoptes lie l'orpliisme.
Il n'est pas interdit non [)]us de supposer (}ue l'introdactiou du culte de Démêler et de (joré en Africjue attira l'attention des (larthaginois sur les garanties d'immortalité bienheureuse, accordées j)ar ces déesses aux initiés de leur sanctuaire d'Eleusis.
Les l^hénieicns d'Occident ont-ils cru (jne certains hommes, après une vie illustrée par des actions d'éclat et des bienfaits exceptionnels, avaient été appelés à une condition voisine de celle des dieux? ("est ce qu'aflirment quelques textes. Ils ne méritent pas confiance. Comme nous l'avons dit', Hérodote'* a sans doute confondu avec le dieu Melqart le général Abdmelqart (Amilcar). — Salluste^ raconte l'aventure de deux frères, les IMiilènes, qui sacrifièrent leur vie pour j)ermettre à (Cartilage de reculer les limites de sa domination; à l'endroit où ils se tirent enterrer vivants, leurs concitoyens leur consacrèrent des autels, et d'autres honneurs leur furent rendus dans leur patrie. Mais ces autels étaient [)robablement deux simples amas de pierres; les Philènes n'ont jamais existé et le nom que Ton a donné à ces personnages fabuleux était un nom de lieuV — « Tant que Carthage demeura invaincue, écrit Justine Klissa fut honorée comme une déesse. » Ces honneurs divins, les Crées les accordaient, en effet, aux héros légendaires, fondateurs de cités. Mais les Phéniciens faisaient-ils de même? et Élissa fut-elle bien la fondatrice de Carthage? Si l'on veut attribuer quelque valeur à l'indication de Justin, l'on peut croire qu'elle se rapporte à une véritable déesse, et non à une