Voir t. I, |). 451-t
."). XVlll, 6, 8.
GSELL, IV. 30
mortelle divinisée'. — Enfin, Polybe^ mentionne, auprès de Carthagène, une hauteur dite colline d'Alétès. « Celui-ci, ayant découvert les mines d'argent, passe pour avoir obtenu des honneurs divins. » L'historien ne tient donc pas la chose pour certaine; d'ailleurs, s'agit-il d'un culte carthaginois? Alétès paraît être un nom d'origine ibérique'.
Quant aux morts ordinaires, on prenait soin d'eux, on leur assurait une « demeure éternelle » et, du moins symboliquement, les moyens d'y subsister. Les adorait-on? Il est incontestable qu'avant de les laisser au fond de leur tombe, on ne négligeait pas d'accomplir des actes religieux. Dans des sépultures du Vf et du v^ siècle, le couvercle fermant l'auge funéraire était surmonté d'un petit autel \ dressé exactement au-dessus de la tête du cadavre ^ La face supérieure de l'autel présente une cavité carrée, qui garde des traces de feu : on avait dû y brûler de l'encens. Cet hommage® s'adressait-il au mort? ou bien à une divinité à laquelle on aurait demandé de protéger le mort? C'est ce que nous ne saurions dire^
Après la cérémonie, le puits était comblé et ne se rouvrait