ROLE HISTORIQUE DE CARTIIAGF
Ilii Sicile, les Pheiili leiis, loin d'imposer leur civilisation, sélaient presque hellénisés dès le V siècle, de même que leurs voisins, les Elymes. Cartilage fit peut-être un eiïort pour réagir : au iv' siècle, la langue grecque disparut des monnaies de Solonte, de l*alerme et d'Kryx'. Mais Sélinonte et Iléracléa Miiioa restèrent des cités purement grecques. Des Grecs formèrent la majeure partie de lu population de Thermai, fondée près des ruines d'IIimère. Des Campaniens, dont le grec était la langue officielle-, s'installèrent de force à Entelle, et Carthage ne les en cliassa point. Elle établit elle-même à Solonte d'anciens soldats d'Agalhocle. Sélinonte ayant été détruite au milieu du m' siècle, ses habitants furent conduits à Lilybée\ qui tomba, quelques années après, au pouvoir de Home; ils contribuèrent sans doute à helléniser cette colonie punique. Des monuments funéraires, qui datent de l'époque romaine, sont grecs par les images et les inscriptions qu'ils portent; quelques symboles, caducées, signes de Tanit, croissants y rappellent seuls le passé carthaginois 'de Lilybée*. A Palerme, il y avait encore, vers le i*' siècle avant notre ère, des gens qui se servaient de la langue piiénicienne ^ Pourtant elle ne s'était pas maintenue officiellement : toutes les monnaies frappées dans l'Ouest de l'Ile, après la chute de la domination punique, ont des légendes grecques ^
1. Klle reparut petidaiit quelque temps à Éryx, alors dégaf,'ée de la dominalion carlhaf.'iiioiïip : llolm, GfscIticlUe SicHirim iin Allerlhum, 111, p. (i02, n' ikl. I^i's autres monnaies frappées par cette ville au iv* siècle portent des Ief:;ende3 |)uni<jues, et l'on a trouve a Kryx une inscription pnni(|ue (C. /. S., 1, \'.V.\), (lui mr-nlionno des ina;;islrals ai>poléa suféles. — l'our les monnaies grecques de Thermai, voir t. Il, p. 2U;{, u. 7.