Voir supra, p
2. Pour nés mniinaios, voir, entre autres, Heiss, l. c, p. :5I()-."), 345-350, 381, :iS7, et pi. XLV. Xl.VI, LI, LU, LVII, LVllI; Hubiier, Monumenla iiwjmic Ibericae, p. 117-8 in" 136-!l). 124(11" ir).i), 12:') (ii" i:ili-7).
3. Strnlion, III. 2, 1.5. Dès l'année 01 avant J.-C, Jules César avait, selon Cicérou (Pro llalho, 11), 43), extirpé . invctrratain quandam barharioin ex (iaditanoruin niorihus disciplina<|ue •. On a supposé (Hiiluior, dans la lical-Encyclop('idii\ VII, p. 4."')li) qu'il y a la une allusion à l'abandon par les Gaditaius de la larip-ue et des nueurs phéniciennes. — De» monnaies d'Abdéra à légendes latines, datant du règne de Tibère, portent encore le nom de la ville écrit en lettres néopuniques : llciss, l. c, p. 310 et pi. XLV. A (^(irmona, en Bétique, on a creusé, à l'épocuif romaine, des sépultures d(î type phénicieji, de.s caveaux à puiUs ; voir P. Paris. Proinmades urclu'oloijiiiiirs en Espaijne. p. 120 et suiv.
i. Sauf Hfuino, Anm, : C. I. L., II, loi)*, 2732. 5. Voir supra, p. 307, n. 1.
D'abord, dans les colonies éparses sur le littoral, depuis la grande Syrte jusqu'en dehors des Colonnes d'Hercule. Quelques-unes purent disparaître avant ou peu de temps après Carthage; la plupart subsistèrent, en bordure de la province romaine et des royaumes indigènes. Au milieu du ii* siècle, elles avaient déjà un long passé, qui, pour plusieurs d'entre elles, remontait au delà de la fondation de Carthage, et dont elles voulaient rester dignes. Ces villes se laissaient pénétrer, non submerger, par des éléments africains ; le plus souvent, elles se les assimilaient : à Hadrumète, dans les deux derniers siècles avant l'ère chrétienne, nous ne rencontrons que des noms phéniciens*.
La civilisation carthaginoise s'était aussi implantée sur le territoire que la République avait possédé en Tunisie. Il est vrai que nous n'y connaissons aucune colonie punique, ni même aucun nom de lieu qui soit certainement phénicien; qu'on n'y a pas trouvé de monuments, d'objets, d'inscriptions puniques qui puissent être attribués sans hésitation à l'époque de la première Carthage. Il est vrai encore que la civilisation libyque s'y était maintenue. En arrière du golfe d'Hammamet, dans la basse vallée de la Medjerda (à Chaouach, près de Medjez el Bab), autour de Téboursouk, de Dougga, de Bulla Regia, du Kef, pays qui appartinrent au territoire carthaginois, dans les régions de Maktar et d'Ellez, qui en firent peut-être partie, on rencontre des tombeaux indigènes, dont aucun n'est incontestablement antérieur au ii" siècle; dans les régions de Dougga, de Maktar, de Chemtou, des inscriptions libyques, dont les plus anciennes paraissent être deux textes de Dougga, accompagnés d'une version phénicienne, l'un gravé en 139 avant J.-G. ^, l'autre qui date à peu près du même temps ^