Kabrstedt, Gi-schichtr, p. I(),S
2. P(»lybe. I, KO. 0. Conf. t. III, p. 115. :j. T. i, p. :U2; t. il, p. 112.
4. XVII. 3, 11», où il y a peut-ùlre une confusion des deux sens : voir t. Il p. "J4 et li:i, n. 1.
que ce nouveau sens était en usage aux environs de notre ère, peut-être même un siècle auparavant ^ Il désignait une population qui n'était pas seulement urbaine, qui. était donc composée surtout d'indigènes : des Libyens qui, par la langue^ et par les mœurs, bien plus que par des mélanges de sang, étaient devenus Phéniciens. Pline ^ qualifie de Libyphéniciens les habitants du Byzacium, c'est-à-dire de la région située en arrière du littoral, entre les golfes d'Hammamet et de Gabès. Les Libyphéniciens que mentionne Ptolémée* vivaient entre le pays de Carthage et la Byzacitis. Selon un autre texte S la <i>oi.v'lxri, « la Phénicie », s'étendait à partir de Thapsus dans la direction du Nord : c'était apparemment une contrée^ habitée moins par des Phéniciens véritables que par des gen! ressemblant aux Phéniciens. Nous ne voyons pas pourquoi cette assimilation n'aurait commencé qu'après le milieu di 11^ siècle, par l'influence d'Hadrumète et de quelques villes" secondaires, sous l'œil indifférent de Rome. Notons que l'aversion des Libyens pour Carthage avait diminué dans les derniers temps de son existence : beaucoup d'entre eux la soutinrent pendant la lutte suprême. Ils s'étaient habitués à leurs maîtres; ceux-ci les traitaient peut-être d'une manière plus humaine, soit par intérêt, soit parce que les sentiments de philanthropie, répandus par l'hellénisme, commençaient à adoucir même le caractère punique*.
La civilisation phénicienne avait également trouvé accès dans les royaumes indigènes. Quelques princes apprirent à la